DEUXIÈME PARTIE-4

2061 Mots

– Vous êtes cette femme de chambre que l’on accusa de faux témoignage ? Elle redressa sa taille voûtée, tant qu’elle put, en répondant d’une voix devenue ferme : – Oui ! c’est moi. La pauvre vieille femme affaiblie se transformait tout à coup. Dans les yeux clairs, un reflet de vie plus intense passa. – C’est moi qui ai juré, sur mon salut éternel, que j’avais assisté à l’union secrète de la princesse Stéphanie et du marquis de Montsoreil. C’est moi que l’on a accusée de mensonge, et condamnée. C’est moi encore qui ai assuré que la princesse, si bonne chrétienne, n’avait pu se donner la mort... On a préféré croire l’autre, la Menau, qui niait ce mariage célébré en sa présence, qui prétendait que la princesse était en mésintelligence avec M. de Montsoreil. Eux qui s’aimaient si tendreme

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