– Rien ! Netotchka. Mais sais-tu ? ta question inattendue m’a troublée parce que tu me l’as adressé trop brusquement, je l’assure ! Écoute : Dis-moi la vérité, mon enfant !… As-tu quelque chose dans le cœur dont tu serais embarrassée, si on te demandait d’une façon aussi inattendue de t’expliquer ? – Non ! répondis-je en la regardant d’un regard clair. – Eh bien, tant ; mieux ! Si tu savais, mon amie, comme je t’aime pour cette bonne réponse. Ce n’est pas que je te soupçonne de quoique ce soit de mauvais. Jamais ! je ne me pardonnerais pas d’y avoir seulement pensé. Mais, écoute, je t’ai prise chez moi tout enfant. Tu as maintenant dix-sept ans. Tu as vu toi-même que j’étais malade, que j’étais comme un enfant. J’ai besoin d’être soignée. Je n’ai pu remplacer tout à fait ta mère, bien qu


