XIIIJ’avais décidé d’aller enfin à la rencontre de Fernand Kersiroux. Avec une certaine curiosité, mêlée d’une légère appréhension. Tous m’en avaient fait le portrait d’un homme brutal et insupportable. Je frappai à la porte de la maison. Personne ne me répondit. Je le trouvai face à l’entrée d’un tunnel, à genoux entre deux rangs de fraisiers. Rodolphe et Georgette étaient derrière lui. Je leur fis un petit signe de la main. Seul Rodolphe répondit d’un mouvement du menton ; Georgette baissa la tête, feignant de ne pas me reconnaître. Kersiroux se leva en s’essuyant les genoux et me montra du doigt une pancarte fixée sur la porte. — Vous ne savez pas lire. Il est interdit d’entrer. Je ne pris pas la peine de répondre. Fernand ressemblait au portrait que l’on m’en avait dressé. Il était l


