Chapitre 7
Debout depuis l’aurore, dans la demeure de Ndzengborro Eki et chez Nkoghe Obame tous les membres de leurs grandes familles s’affairaient, afin que cette journée soit mémorable. Plusieurs membres des deux clans avaient fait le déplacement, et certains venaient de très loin, comme l’oncle Obiang Minseme, frère de Meki Minseme mère du défunt Obame Evine, fils d’Evine Edzang, et père de Nkoghe Obame. C’est lui qui allait être l’orateur pour la famille d’Akeng.
Pendant qu’aux domiciles des deux patriarches tous s’affairaient pour préparer la cérémonie, dans la case d’Oboun les domestiques mettaient de l’ordre afin que tout soit prêt pour recevoir la nouvelle mariée. Oboun et ses frères ainsi que des cousins et jeunes oncles venus assister à son mariage, étaient installés dans sa cour et partageaient les mets et le vin que leurs tantes avaient déposés pour eux. Ils allaient rester là en attendant que la présence du marié soit requise. Cette cérémonie était une affaires d’adultes, ce qui signifie que c’étaient les parents qui allaient s’occuper de tout ce qui se passerait chez Nkoghe Obame, Oboun et ses frères n’avaient donc rien à faire, en attendant le moment où la présence du marié serait requise et pour le coup Ebome Etare son ami, était des leurs. Il y avait dans la cour d’Oboun ce jour-là, en dehors de ses frères, quelques cousins ainsi que leurs jeunes oncles. Ils étaient installés sous l’Oveng qui s’élevait majestueux dans la cour d’Oboun. Ils discutaient tantôt de la cérémonie tantôt d’autre chose, se relataient des souvenirs d’enfances et riaient à gorge déployée.
Les cérémonies de mariage faisaient partie de ces évènements qui permettaient aux familles de se retrouver et de renouer les unes avec les autres et bien souvent aussi, à faire connaissance. Les fils de Nsure Eki étaient là eux aussi, le plus jeune, d’entre eux Elang Nsure qui était marié depuis trois saisons sèches déjà, était là avec son petit garçon. Nombreux était ceux qui ne le connaissait pas, ou qui comme Oboun, ne savait même pas qu’il existait. Il fut donc accueilli et fêté par ses oncles avec faste en ce jour de fête. Et ce n’était rien d’étonnant, l’histoire entre les neveux et les oncles et légendaires chez nous, demandez-le à mes nyandomo*.
Pendant que chez Nkoghe Obame tout était fin prêt pour recevoir Oboun et sa famille. Ndzengborro Eki et les siens démarraient en cortège, en direction de la partie du village où vivait Nkoghe Obame. La tête du cortège était composée des anciens du clan ; Ella Metoul, père de Ngone Ella et ses fils, Evouna Ebare, père d’Obone Evouna et ses fils, Ndzengborro Eki et ses frères. Les patriarches étaient suivis de leurs épouses, ainsi que des représentant de la famille paternelle et, maternelle de Ndzengborro Eki, précédées de leurs domestiques qui tenaient en respect, les chevaux qui portaient les présents qui tiendraient lieux de nsua* pour Akeng Obame.
Le nsua réuni pour aller épouser la jeune femme se composait d’outils agricoles, d’étoffes de valeur, de tabac, de têtes de bétail en tout genre, de divers spécimens de volaille, ainsi que de grands sacs contenant des céréales, blé, maïs, mil etc… il y avait aussi plusieurs régimes de bananes de variétés diverses et du manioc, tubercules et bâtons. Pour réunir tout cela, toute la famille avait été mise à contribution aussi bien celle de Ndzengborro Eki que les nyandomo* d’Oboun Ndzengborro, chacun apportant ce qu’il pouvait. La coutume voulait que selon le lien que l’on avait avec le futur marié, on avait la responsabilité de fournir un présent bien particulier, au moins chacun participait au bonheur des époux à sa manière. Oboun et les membres de la famille réunis chez lui, se joignirent au cortège lorsque celui-ci passa devant sa case, ses frères et lui clôturaient la marche et resteraient à l’extérieur du terrain de Nkoghe Obame durant les pourparlers, et n’y entreraient qu’une fois les joutes verbales terminées. Et ce serait le signe que la cérémonie tirait à sa fin.
Avant d’arriver sur les terres de Nkoghe Obame, il y avait une légère pente sur la route qui était suivit d’un pont, en dessous duquel coulait une rivière. Le cortège s’arrêta net, en apercevant de jeunes adolescentes assises là, et discutant l’air de rien, Oboun Ella s’approcha d’elles :
- Que la paix soit sur vous et les vôtres, puis-je vous demander un renseignement ? lança-t-il en s’adressant à elles
- Cher parents que la paix soit sur vous aussi, où allez-vous en si grand nombre, s’enquit la plus âgée
- Nous allons épouser Akeng Obame, fille d’Obame Evine, elle vit avec son frère Nkoghe Obame, pourrais-tu nous mener jusqu’à lui ? reprit Oboun Ella
- Oui bien sûr mais j’étais venu faire ma lessive et si je demande à une de mes sœurs de la faire pour moi elles me demanderont une compensation
L’homme sortit de sa poche, plusieurs pièces de monnaie qu’il donna à la jeune fille pour elle et ses sœurs :
- Tiens celle-ci sont pour tes sœurs, et celles-là pour toi, pour le service que tu vas nous rendre, ajouta l’homme
- Merci, fit la jeune fille en donnant une partie des pièces qu’elle venait de recevoir à ses sœurs, puis elle rejoignit le cortège et prit place à côté d’Oboun Ella
En arrivant en vue de la demeure de Nkoghe Obame, la jeune fille indiqua à l’homme un groupe de jeune femme, debout au bord de la route, qui elles aussi paraissaient discuter de la pluie et du beau temps sans se soucier de rien :
- Les filles là-bas, ce sont les sœurs d’Akeng Obame, vous pouvez vous adresser à elles
- Merci, dit Oboun Ella, mais fais encore une chose pour moi, vas chez Nkoghe Obame et dit lui que Ndzengborro Eki père d’Oboun Ndzengborro, prétendant de sa sœur Akeng Obame arrive avec les siens afin de le rencontrer
La jeune fille s’éloigna en courant. Une fois au niveau des jeunes femmes qui discutaient au bord de la route, Oboun Ella s’arrêta à nouveau. Il les salua, comme il avait fait avec les jeunes filles à la rivière et demanda encore une fois son chemin. Encore une fois, la plus âgée de toutes s’approcha. Elle regarda suspicieuse le cortège :
- C’est pour ma sœur que vous êtes tous là, fit-elle
- Oui, peux-tu nous mener jusque chez son frère Nkoghe Obame ? s’enquit Oboun Ella
- Je veux bien mais tous ces présents c’est pour elle, et notre part à nous elle est où, dit la jeune femme en souriant
Oboun Ella sourit à son tour, il sortit de ses poches quelques billets de Miang et les remit à la jeune femme :
- C’est pour tes sœurs et toi, vous pourrez ainsi vous réjouir vous aussi aujourd’hui
- Merci, fit la jeune femme, après avoir donné une partie des billets reçu à ses sœurs, elle prit place à son tour dans le cortège aux côtés d’Oboun Ella et le mena jusqu’à l’entrée de la demeure de Nkoghe Obame
- Nous te sommes très reconnaissant jeune fille, dit l’homme
- Je me nomme Abengdang Ovono fille d’Ovono Obiang du village Ndzat kwas, peut-être un de tes fils voudra-t-il m’épouser un jour, dit-elle à Oboun Ella en souriant
- Je garde cela en mémoire, et en attendant ce jour prends soin de toi ma fille, dit-il en s’éloignant de la jeune femme
A l’entrée de la cour de Nkoghe Obame, il y avait une femme d’un certain âge qui était assise sur un tabouret, elle semblait préoccupée. Oboun Ella s’approcha d’elle et la salua. Il lui demanda tout d’abord si lui et les siens étaient bien arrivés chez Nkoghe Obame. Elle hocha la tête en signe d’approbation. Il lui expliqua que lui et les siens étaient là pour rencontrer Nkoghe Obame, mais que si elle avait un problème ils pouvaient prendre le temps de l’aider. La vieille dame leva la tête et s’adressa à l’homme en lui expliquant qu’elle savait bien que lors de cérémonies comme celle-là les vieilles personnes étaient toujours mises à l’écart, ce qui sembla ennuyer l’homme :
- Pour te prouver notre bonne foi, accepte en guise de présent ceci, il dit cela en lui tendant un pan d’étoffe de coton aux motifs fleuris, une bouteille de vin de miel et posa au-dessus quelques billets de Miang, les anciens sont les guides de tous les clans il n’y a pas de raison qu’ils se sentent mis à l’écarts de nos moments de réjouissance
- Merci à vous, dit la vieille femme qui souriait maintenant, en se levant elle leur indiqua du doigt Nkoghe Obame et ses frères debout dans la cour près de l’Oveng
- C’est notre hôte ? Questionna Oboun Ella
- Oui c’est cet homme-là, adressez-vous à lui, reprit la vieille femme
Oboun Ella toujours suivit des siens pénétra dans la cour et alla se tenir devant Nkoghe Obame, lorsque ce dernier le fixa du regard, il le salua et lui demanda s’il était possible de discuter avec lui, d’un sujet de grande importance. Nkoghe accepta, non sans préciser qu’il recevait sous son toit l’oncle maternel de son défunt père, et en tant que tel, c’est à lui qu’Oboun Ella devait s’adresser pour tout ce qui concernait sa famille. C’était une façon de présenter à l’homme d’Evess Eba’a, celui de leur clan qui allait être le maitre de cérémonie pour la famille de la jeune femme.
La cour de Nkoghe Obame avait été pour l’occasion divisée en deux parties qui se faisaient face. Des sièges y étaient disposés. Dans l’espace réservé à sa famille, Nkoghe Obame prit place avec les siens après avoir fait signe à Oboun Ella et les siens de prendre place dans l’espace qui leur était réservé. Après que tous furent assis, Obiang Minseme l’oncle maternel d’Obame Evine, père de Nkoghe Obame prit la parole :
- La paix soit sur vous hommes et femmes de Nkene Oveng, il est rare pour un homme de recevoir tant de visiteurs, surtout lorsqu’il vient de s’installer dans un nouvel endroit, et qu’il n’organise pas de cérémonie pour fêter un évènement particulier, que nous vaut donc l’honneur de votre visite, en si grand cortège ?
- Un problème vital pour tout homme, qui se prétend un homme digne de ce nom, dit Oboun Ella en se levant
- Je t’écoute a mui, et si peux te venir en aide je le ferais de bon gré, répondit Obiang Minseme
- Bien voilà, il y a quelques lunes myiè m’a contacté, il s’inquiétait pour son jeune fils qui contrairement à ses frères n’avait toujours pas trouvé une femme, qui lui donne envie de se mettre en ménage, nous avons tout essayé en vain, toutes celles que nous lui avons présenté ne lui convenaient pas
- Quelle tristesse !
- Tu comprends mon désarroi, c’est le rôle d’un Nyandomo de venir à l’aide de son moan kaa, surtout que celui-ci est mon propre mui tu me comprends
- Bien sûr,
- Aussi, lorsqu’il y a à peu près plus d’une lune myiè* m’a fait appeler, j’ai accouru, et là, il m’apprend que mui a vu dans ta demeure la femme qui lui convient,
- Tiens donc !
- Comme tu dis, mon mui a déjà vingt-cinq saisons sèches, je me suis dit, s’il a trouvé nous n’allons pas le contrarier de peur qu’il décide de ne plus se marier, c’est la raison pour laquelle tu nous vois chez toi en ce jour,
Obiang Minseme s’approcha de Nkoghe Obame et lui dit quelques mots à voix basse, Nkoghe Obame hocha la tête :
- C’est un peu compliqué a mui car vois-tu, il y a tellement de jeunes femmes réunies aujourd’hui sous mon toit, pourrais-tu m’en dire un peu plus sur ton fils et les conditions dans lesquelles il a fait la connaissance de ma fille
- Il m’a affirmé que le roi l’avait mandaté auprès de ton fils Nkoghe Obame, et c’est elle en revenant de coupé du bois qui la reçu
- Ah bien bien, il s’agit donc de l’une de celles qui vit ici régulièrement, cependant elles sont deux, avec qui était-il ce jour-là, peut-être un de ses frères pourrait venir nous donner plus de précisions
- Oui, je pense que c’est son ami Ebome Etare, fils d’Etare Oyini l’ancien, je pense qu’Ebome est là aujourd’hui
Oboun Ella se rapprocha d’Ebome et lui dit quelques mots, les deux hommes discutèrent un instant puis Oboun Ella revint s’adresser à son hôte :
- J’ai un peu plus de détails concernant la jeune femme
- Je t’écoute a mui
- Elle se nomme Akeng Obame
Les femmes de la famille d’Akeng poussèrent des cris de joie, elles se levèrent toutes et se dirigèrent derrière la case de Nkoghe Obame, laissant les hommes avec leurs invités :
- Ne t’inquiètes pas mon ami, dit Obiang Minseme, ses mamans et ses soeurs sont allées la chercher, il est de coutume chez nous de mettre à l’épreuve la loyauté des frères, afin de nous assurer qu’ils veilleront sur l’épouse de leur frère en son absence
- Nous sommes prêts, dit résolument Oboun Ella
- Bien, que l’un des frères du jeune homme qui veut ma fille s’approche et vienne reconnaitre la bien aimée de son frère au milieu de ses sœurs
Oboun Ella retourna près de son beau-frère, il discuta avec lui un moment, puis celui-ci lui montra Otse du doigt. Il fit donc signe au jeune homme de s’approcher, et après s’être entretenu avec lui près d’une minute il l’invita à venir se tenir à ses côtés. Pendant que les deux hommes discutaient à voix basse, Nsem qui avait assisté au rituel des fiançailles commença à faire grise mine. Il se disant peut-être qu’il aurait dû être celui à qui cet honneur aurait dû être fait. Mais ce rituel n’était pas affaire de statut, au sein de la famille. Il ne pouvait être effectué que par celui des frères qui était si proche du marié, qu’en l’absence de ce dernier c’est à lui que revenait le devoir de veiller sur elle. Or, dans ce cas précis, il ne pouvait s’agir que d’Otse.
Au bout de plusieurs minutes d’attente, une partie des femmes revint avec quatre jeunes femmes en tenues traditionnelles de mariée, toutes cependant avaient le visage dissimulé par des voiles. Elles furent alignées dans l’espace libre entre les deux familles. Obiang Minseme s’adressa à Oboun Ella :
- Ton fils peut approcher et nous indiquer l’élue du cœur de son frère, cependant n’étant pas le marié il aura droit à trois essais, mais s’il échoue il devra payer une amende au futur beau-père, et ce sera comme ça à chaque échec
Oboun Ella fit signe à Otse de s’avancer, après lui avoir répété les consignes reçues du chef du clan d’en face, il l’invita à désigner la jeune femme sur laquelle son jeune frère avait jeté son dévolu. Otse s’avança, il observa les quatre jeunes femmes avec beaucoup d’attention, il s’agissait de ne pas se tromper. Il se souvint qu’Akeng était légèrement plus petite que lui il élimina donc la plus grande et celle qui était trop petite par rapport à lui. Les deux dernières avait sensiblement la même taille, il lui fallait donc un autre détail sur lequel s’appuyer. Il se souvint qu’elle sentait l’aloas*, elle fabriquait elle-même cette senteur au parfum subtil avec des fruits d’une variété de citron qu’elle faisait pousser dans le champ de son frère. Il se rapprocha donc des deux jeunes femmes, et désigna comme étant Akeng celle chez qui il perçu ce parfum délicat.
Les femmes qui les avaient accompagnées poussèrent encore des cris de joie en dévoilant le visage de la jeune femme. Oboun Ella s’avança et lança à Otse un regard inquisiteur, c’était rare de réussir ce test-là du premier coup, Otse sourit en lui faisant signe que cette jeune femme était Akeng :
- A kiéé a mui je n’ai rien à dire, tes fils sont soucieux les uns des autres et c’est important dans une famille, ma fille, j’en suis persuadée, sera bien entourée
- Aka,
- Il reste tout de même un détail qui a son importance
- Dis-moi
- Je n’ai toujours pas vu ton fils
- C’est vrai, acquiesça Oboun Ella en se tournant vers l’endroit où se tenait encore Evouna Ebare, le griot du roi, quelques instants plus tôt
Les jeunes gens sortirent signifier au griot qu’il était temps. Le vieil homme s’avança pieds nus, sa cithare à la main, vêtu de son habit de cérémonie. Ses doigts effleuraient les cordes de l’instrument avec légèreté. Il marchait devant son petit-fils en déclamant l’arbre généalogique de ce dernier, ce qui tirait des acclamations dans la famille de Ndzengborro. Puis il vint se tenir au milieu de la cour et en faisant l’éloge de ses hôtes, il déclama aussi l’arbre généalogique de la famille qui les recevait en commençant par Nkoghe Obame. Des applaudissements éclatèrent dans la famille de l’homme. Personne n’imaginait qu’un tel honneur leur serait fait.
Puis, il fit signe à Oboun Ndzengborro de venir se placer près de lui. Et fit signe à Oboun Ella, qui s’approcha et le présenta à Obiang Minseme :
- Moan wom é gni*, cette fois se furent les femmes de la famille d’Oboun qui poussèrent des cris de joie
- C’est un beau jeune homme, dit Obiang Minseme en souriant à Akeng, tu ne te plaindras donc pas de son allure, elle sourit en baissant les yeux
- Il est maintenant temps je crois de demander son avis à votre fille concernant tout ceci, affirma Oboun Ella
- Okal a mui, dit Obiang Minseme
Oboun Ella remit à Oboun Ndzengborro le montant du nsua en Miang qui avait été arrêté lors du premier rituel et lui fit signe de l’apporter à sa promise. Si celle-ci le tendait à son oncle, Ndzengborro et les siens pouvaient considérer le mariage comme scellé, il ne resterait plus qu’à déposer sur des nattes dans l’espace entre les deux familles, les autres présents qui composaient la dot. Ensuite Akeng serait accompagnée par son oncle et remise à Ekome Ndzengborro, sa minki.
Ce qui fut fait et Ekome Ndzengborro la prit sur ses genoux en signe de bien venu. Les autres femmes de la famille poussèrent à nouveau des cris de joie et l’accueillir en chantant. Le rituel fini, les deux familles partagèrent le repas préparé pour l’occasion, par les femmes du clan de Nkoghe Obame. Puis enfin, on fit placer les mariés dans un chariot tiré par les chevaux, qui à l’aller portait le nsua d’Akeng. Le cortège s’ébranla et les mariés furent accompagnés jusqu’à la case d’Oboun Ndzengborro et l’honneur revint encore à Ekome de faire pénétrer Akeng dans son nouveau foyer avec l’aide de ses autres sœurs en la soulevant du chariot et en évitant que ses pieds ne touchent le sol avant d’être entrée dans la case de leur jeune frère.