VIII Quelques jours s’étaient écoulés. Les médias, qui n’avaient rien de neuf à se mettre sous la dent, ne s’intéressaient plus à David Bailey et les gens parlaient de moins en moins de l’affaire Luminita. Ce qui était vrai pour la grande majorité de la population, ne l’était pas pour Adèle qui ne pouvait s’empêcher de penser à David. Il était 4h00 du matin, il lui était impossible de dormir. La fenêtre était entrouverte mais pas un souffle d’air ne venait rafraîchir l’atmosphère de cette fin de juin exceptionnellement chaude. C’était une de ces nuits suffocantes où un simple drap paraissait peser des kilos. Adèle s’agitait dans son lit en ressassant les péripéties qu’elle venait de traverser. En deux semaines, sa vie avait basculé. Le temps s’était arrêté, il ne s’écoulait plus normal


