Voir était une chose, entendre en était une tout autre. Hélas, la voix de Malak semblait provenir de partout et de nulle part à la fois. Et pourtant la mère des goules restait hors de vue. C'était assez déroutant.
Ma raison m'indiquait que quelque chose clochait. Cette fichue tente pouvait à peine accueillir deux personnes. Mais je la savais là, je la ressentais dans ma chaire.
Sans rien voir venir, je me pris une baffe en plein poire. Puis quelque chose me faucha les pieds et je chutais aussi lourdement qu'un sac à patates.
Je vrillais.
M'excuser avait-il dit.
Ce fils de...tut hein ? Qu'est-ce que c'est encore que ce bruit chelou ?
Censuré pour les âmes sensibles ? Tu es sérieuse toi ?
Quand tout ça sera fini, j'aurai quelques grieffes à remonter à l'auteur.
Non mais allô! Vous y croyez-vous.
L'homme de mes rêves qui se révèle être un véritable cauchemar me tend un traquenard. Et je peux même pas m'en plaindre dignement.
Bon, très bien. Je vais tenter d'être plus... mesurer dans mes propos.
Ce s******d de Dieu des océans m'a forcé la main pour que j'invoque la mère des goules.
Bien évidemment, dans cette partie du monde, je n'ai même pas un petit couteau à steak pour me protéger. Vous le sentez comme moi ? Ce goût de m***e qui se colle à votre palais ?
À partir du moment où vous prenez cette odeur c'est que vous y êtes jusqu'au cou. Ne cherchez pas à vous débattre. Pire que des sables mouvants, vous ne ferez que vous enlisez un peu plus.
Si jamais je survis, il faudra encore que j'aille sauver mes amis de la folle furieuse a la chevelure de serpent.
Il vaudrait mieux qu'ils soient encore en vie car, dans le cas contraire, je ferais des sushis de ce Dieu de pacotille et de sa pimbêche siliconée.