Chapitre 1-3

513 Mots
Saret regarda partir Mia, ses mains tremblaient presque du désir de la toucher. Être si près d’elle après sa longue absence avait été une torture. Son parfum légèrement sucré imprégnait le laboratoire et il n’avait pu s’empêcher de se rapprocher d’elle pour mieux le sentir. Si elle n’était pas partie, il aurait fait quelque chose de stupide, comme de l’attirer près de lui pour y goûter. Et il n’aurait pas pu s’en tenir là. Quand il essayait d’analyser son propre esprit, comme chaque spécialiste du cerveau devrait le faire, il trouvait une douzaine de raisons à cause desquelles il était devenu si obsédé par elle. D’abord et par-dessus tout, elle appartenait à Korum. Même quand ils étaient petits, Saret avait toujours voulu les jouets de Korum. Et même à cette époque son ennemi avait été inventif, transformant les modèles des jouets favoris des enfants et créant quelque chose de supérieur à ce que tout le monde avait. Évidemment, Saret ne lui avait jamais laissé deviner ce qu’il ressentait, ça ne se passait jamais bien pour les ennemis de Korum, il valait bien mieux faire partie de ses amis, ou du moins agir comme si c’était le cas. Et Mia était le jouet par excellence. Si petite, si délicate, si parfaitement humaine. Pour la première fois Saret compris pourquoi les hommes avaient des animaux de compagnie. Avoir une jolie créature à soi que l’on pouvait toucher et caresser selon ses caprices, c’était quelque chose de très attirant. Surtout si cette créature vous aimait, dépendait de vous… Elle serait un bon animal de compagnie, pensa Saret d’un air narquois, avec son épaisse masse de cheveux si doux qu’on avait tant envie de toucher. Il était surpris que Korum l’autorise à passer autant de temps loin de lui. Au début, Saret l’avait mis à l’épreuve en insistant pour que Mia travaille toute la journée, juste pour voir s’il pourrait convaincre Korum que c’était ridicule de placer un être humain dans un cadre de travail Krinar. Son ennemi était la dernière personne qu’il aurait imaginé être capable de traiter une jeune fille comme son égale. Bien sûr, elle était intelligente, pour un être humain du moins, mais elle était aussi jeune et malléable. Il n’aurait pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour en faire ce qu’il voulait. Ce qu’elle pensait vouloir en ce moment n’avait vraiment aucune importance. Si elle avait été sa Charl, il aurait facilement pu la convaincre de se contenter de son rôle dans sa vie à lui, dans son lit. Il y avait tant de distractions pour une jeune fille, toutes sortes de soins de beauté réels et virtuels, de beaux vêtements, de la musique intéressante, des livres amusants… Et au lieu de tout ça, Korum la laissait travailler sans relâche. Pas étonnant qu’elle continue à ne pas vouloir être sa Charl. Tout simplement, c’était que son cheren ne la traitait pas comme il faut. Saret retourna à son bureau en soupirant. Toutes les analyses mentales possibles ne changeaient rien au fait qu’il la désirait. Et bientôt, elle serait à lui. Il lui suffisait de patienter encore un peu. Saret se concentra de nouveau sur sa tâche et fit apparaître une carte en trois dimensions de Shanghai. La Chine était le prochain pays sur sa liste.
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