Chapitre 3-2

375 Mots
Saret se promenait dans les taudis de Mexico et observait sans broncher les misérables qui l’entouraient. Il avait déjà installé ses dispositifs dans le centre-ville et son excursion n’avait donc pas de but particulier si ce n’est satisfaire sa curiosité et lui confirmer qu’il avait raison de faire ce qu’il faisait. Au coin d’une rue, deux vauriens menaçaient une prostituée d’un couteau. À regret, elle retirait de l’argent de son soutien-gorge tout en les insultant en espagnol et en les traitant de tous les noms. Saret alla dans leur direction en faisant exprès de faire du bruit et les types déguerpirent à son approche laissant la prostituée toute seule. Elle jeta un coup d’œil à Saret et s’enfuit à son tour, elle avait visiblement compris que c’était un K. Saret sourit intérieurement. Sales trouillards ! Il était déjà entre minuit et une heure du matin et le quartier grouillait de toutes sortes de crapules. La violence liée à la drogue ne s’était pas améliorée au Mexique depuis ces dernières années et le gouvernement de ce pays était même allé jusqu’à faire appel aux Krinars pour les aider à résoudre le problème. Après en avoir débattu, le Conseil refusa, ne voulant pas s’impliquer dans les affaires des hommes. Personnellement, Saret n’était pas d’accord avec cette décision, mais il vota comme Korum, contre une intervention. Ce n’était jamais souhaitable de s’opposer à son soi-disant ami. De plus, c’était absurde d’aider les hommes d’une manière aussi ponctuelle. Ce que Saret faisait maintenant aurait bien plus d’effet. Il se dirigeait vers l’endroit où il avait laissé sa nacelle volante, quand un gang d’une douzaine de voyous commit une fatale erreur en croisant sa route. Ils étaient armés de mitraillettes et ils étaient défoncés à la cocaïne si bien qu’ils se sentirent assez invincibles pour s’en prendre à un K, une erreur pour laquelle ils payèrent sans tarder. Les premières balles réussirent à toucher Saret, mais pas les suivantes. Fou de rage, il ne savait pratiquement plus ce qu’il faisait, il n’agissait plus que guidé par son instinct, et cet instinct consistait à mettre en pièces et à détruire tout ce qui le menaçait. Quand il eut repris son contrôle, il y avait des débris humains tout le long de l’allée et la rue entière puait le sang et la mort. Dégoûté de lui-même et des imbéciles qui l’avaient provoqué Saret retourna à son vaisseau. Plus que jamais il était convaincu d’être dans le droit chemin.
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