– Mais enfin, qu’as-tu ? finit-elle par s’écrier avec impatience. Es-tu malade ?... Et c’est contagieux, car voilà M. Luitpold qui ne dit rien non plus. – C’est peut-être moi qui paralyse les langues ? dit Siegbert avec quelque ironie. Mais voici l’heure de me retirer... – Non, non ! supplia Rachel. Restez encore ! M. Luitpold, je le vois, a apporté ses dessins ; il va vous les montrer... Vite, sortez-les de ce carton, monsieur Luitpold ! Le jeune homme rougit en répliquant : – Ces insignifiants essais d’un ignorant ne peuvent intéresser Son Altesse. – Ils ne sont pas insignifiants du tout, intervint Myriam. Autant que j’en puis juger, vos dispositions sont remarquables. – Eh bien, montrez-nous cela, dit Siegbert, en s’accoudant nonchalamment au bras de son fauteuil. Rachel demanda,


