IVDésormais, plusieurs fois dans la semaine, Siegbert apparut à la Maison des Abeilles. Il venait soit à pied, soit au retour d’une promenade à cheval, et s’attardait longuement dans le petit parloir où l’accueillaient le sourire joyeux de Rachel et la réserve un peu fière de Myriam. Pour distraire la petite fille plus souffrante depuis l’incident de la forêt, il causait gaiement, racontant d’amusantes anecdotes qui faisaient rire la jeune malade et amenaient sur les lèvres de Myriam un de ces sourires charmants qui se communiquaient aux beaux yeux veloutés. Pour Rachel encore arrivaient des caisses de livres, de jolis bibelots artistiques et, deux fois par semaine, une petite manne d’osier remplie de violettes provenant directement des serres de Goelbrunn. Parmi les livres enfantins, il


