I– Quel temps, Seigneur ! gémit Mme Sulzer. Elle rentrait de la messe dominicale par une pluie diluvienne. Sur le dallage du vestibule, sa jupe mouillée traça des sillons humides... La servante accourait, des chaussons fourrés à la main. Quand Mme Sulzer eut quitté ses souliers boueux, elle se dirigea vers l’escalier, en relevant très haut sa jupe dans la crainte d’effleurer seulement les marches brillantes. Ayant gagné sa chambre, elle s’empressa de revêtir des vêtements secs. Après quoi, un peu rassérénée, car les sorties par le mauvais temps la rendaient toujours d’humeur détestable, elle se mit à ranger, à essuyer autour d’elle avec la minutie qui lui était habituelle. Sur la cheminée, dans des cadres de bois sculpté, se voyaient les photographies de son mari, d’une petite fille mort


