II

2984 Mots

IILe lendemain matin, Mme Sulzer, rayonnante et parée comme aux grands jours, s’en alla prendre à Gleitz la diligence qui devait la conduire à la plus proche station de chemin de fer. Elle laissait Dorothée tout ébahie et fort intriguée de ce voyage subit « pour voir une nièce », avait dit seulement l’ancienne femme de charge. La nuit était complète, quand Mme Sulzer arriva à Vienne. Elle prit une voiture et se fit conduire au palais de Hornstedt, l’une des plus vastes et des plus magnifiques résidences de la capitale autrichienne. Quand elle eut franchi le seuil d’un vestibule immense, décoré de fresques de Tiepolo et féeriquement éclairé, la vieille femme vit s’avancer vers elle un des laquais, debout près de l’entrée, qui lui demanda son nom et, ayant visiblement reçu des ordres, la c

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