XIII

2859 Mots

XIIIUne douce clarté de lune se répandait sur le jardin silencieux, pénétrait sous le berceau de chèvrefeuille, enveloppait Aélys assise devant une table, le visage entre les mains. De temps à autre, un soupir gonflait la poitrine de la fillette, ou bien un tressaillement agitait ses épaules. Puis, tout à coup, elle se redressa, sauta hors de la chaise. Il fallait qu’elle se remuât, qu’elle essayât de ne plus penser... puisqu’elle ne pouvait rien changer à son sort. Elle rentra dans la maison et, au passage, dit à dame Véronique : – Je vais me promener un peu dans le parc. – Pas plus d’une demi-heure. Vous avez besoin de vous coucher de bonne heure, car vous avez une mine fatiguée, aujourd’hui. Sans répondre, Aélys sortit de la maison. Elle n’avait dit mot à dame Véronique de ce qui

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