IIDame Véronique – à peine un peu vieillie en apparence – accueillit Aélys avec son impassibilité habituelle. Un mot de l’abbesse l’avait prévenue du retour de la jeune fille. D’ailleurs, elle prévoyait bien quelque événement, car le Château-Vert était ouvert depuis huit jours et des serviteurs venaient d’y faire leur apparition, précédant le comte Brorzen. Aélys ne dit mot à la vieille femme de ses souffrances et de ses angoisses. Elle pressentait que ce mariage avait été le but secret de son existence, et qu’il lui importait peu de lui sacrifier une enfant innocente. Pas davantage, elle ne se confia à Mlle Pharamond, qu’elle sentait pourtant apitoyée, craintive sur son sort, réellement affectueuse, mais dont elle avait pénétré le caractère pusillanime, la faiblesse qui la faisait trembl


