Elle soupira, se frotta les yeux comme pour chasser la fatigue et décrocha son téléphone, prête à faire le sale boulot… Elle n’entendit qu’une tonalité continue. Elle raccrocha et recommença la manipulation, sans plus de résultat. Sa ligne était coupée. Elle prit peur et s’empara de son portable. Elle n’eut pas le temps d’aller au bout de ses intentions. La porte de son bureau s’ouvrit brutalement et Donatelli pénétra dans la pièce. Il paraissait calme mais déterminé. – Assez joué, mademoiselle Morientès. Il lui lança un sac-poubelle : Mettez tout ce sur quoi vous venez de travailler dans ce sac et donnez-le-moi. C’est un ordre. Nora sursauta mais ne perdit pas son sang-froid : – Vous ne vous en tirerez pas aussi facilement, Paul. Vous allez devoir rendre des comptes. C’est vous qui ave


