CHAPITRE : I

4410 Mots
Dans le village de Adjilete; les toits des bâtiments ou cabanes, les arbres ; les herbes et toutes les choses qui sont exposés , sont couverts de poussière; les arbres font jaillir leurs feuilles au jour le jour, les herbes quant à elles deveniennent sèches ou meurt à cause de la rareté des pluies; les habitants se couvrent à l'aide de toutes choses qui peuvent les faire éviter le venin du vent sec qui souffle avec ardeur : nous sommes ici dans le mi-décembre de l'année où la saison sèche des climats tropicaux fait son chow à l'approche des fêtes de Noël. Cependant, la guerre qui s'est déclenchée entre Ahouanjinou et sa tante Vodounmê continue de régner; Adejoke était à la cuisine dans les environs de dix heures quand tante lui a rendu visite : Tante Vodounmê : "Salue Adejoke" dit-elle derrière elle Adejoke : "Bonjour Tante" dit-elle en sursautant, puisqu'elle ne s'entendait pas que quelqu'un apparaisse derrière elle Tante Vodounmê : Comment va Esther ? Adejoke : "Elle se porte très bien ; et la maisonnée Tante ?" dit-elle en venant s'agenouiller devant Tante Vodounmê Tante Vodounmê : "Lève toi ma chérie" dit-elle en l'aidant à se lever Adejoke : Tante, j'espère qu'il n'y a rien de grave je vous ai vu ce matin ? Tante Vodounmê : "C'est pour qu'il n'y ait pas de choses grave que je suis là; parce que quand le tonnerre avant de frapper, donne des avertissements d'abord !" dit-elle en cliquant ses yeux Adejoke : Laissez moi vous apporter de siège pour que vous vous asseyez alors Tante Vodounmê : Je n'ai pas besoin de ta siège déjà, je suis déjà bon tel que je suis ! Adejoke : Tante ; mon mari vous a encore fait quelque chose ? Tante Vodounmê : Donc, tu penses que le feu que ton mari avait allumé s'est déjà éteint ? Adejoke : Tante ; ce n'est pas vous même les grands qui aviez instruit que si l'eau dure dans la bouche ça va devenir de salive ? Et c'est qui aviez encore dit, si un enfant n'oublie pas ce qui s'est passé hier, il ne trouvera pas avec qui il va s'amuser ? Pourquoi vous vous comportez tel ? Mon mari n'est qu'un enfant ! Il ne comprend rien de la vie ! Il n'y a aucune façon qu'un enfant va utiliser pour manger le akassa chaud et ça ne va pas lui entourer les mains. Tante, pardonnez mon mari s'il vous plaît ! Tante Vodounmê : Toutes ces racontas que tu viennes de dresser là, ce n'est rien que des discours inutiles ; moi je ne t'ai rien demandé ; si je suis venue ici, c'est pour te donner un ultimatum; ou bien depuis quand tu m'as encore vu mettre mes pieds chez vous ? Adejoke : Depuis que vous et mon mari, vous vous êtes querellés, je ne vous ai encore jamais vu s'approcher de nous Tante Vodounmê : Voilà, tu as un bon mémoire toi ; et comme je l'ai dit avant, je suis là pour te donner un ultimatum, parce que je ne reviendrai encore plus jamais te le dire, et si je suis entrain de faire tout ceci c'est à cause d'abord du lien qui lie ma famille à celle de ton père; et secondo, le lien qui lie personnellement ton père et moi. Adejoke ! Adejoke ! Adejoke ! Combien de fois je viens de t'appeler ? Adejoke: Trois fois Tante Tante Vodounmê : "Adejoke; si tu es ici aujourd'hui, c'est grâce à moi, c'est parce que je l'ai, puis regardant le lien qui lie nos deux familles, je n'ai pas du tout envie de te faire du mal, c'est pourquoi je fais tout ceci pour t'éviter la déluge qui arrive, mais si tu t'entête ! Hum! Wá kọn ìdí nínú iyọ! ( tu verras )" dit-elle en laissant Adejoke plantée sur place Adejoke : "Tante ! Ne me faites pas ça s'il vous plaît ; je suis encore trop jeune pour aller m'installer chez mon père pour commencer par vivre sur la même cours avec les femmes de mes frères ! C'est une honte " dit-elle en courant derrière elle Tante Vodounmê : "Moi même, je savais que tu ne vas jamais accepter faire ce que je t'ai demandé, mais " si le champ appartient au rat ou plutôt au piège," nous le saurons bientôt " dit-elle en retournant puis continue son chemin Adejoke : "Tante pardonnez mon mari, ne me renvoyez pas d'ici je vous en prie" dit-elle en s'agenouillant Pendant que Adejoke, est sur ces genoux et suppliais Tante Vodounmê ; Ahouanjinou est revenu de là où il est parti, et vient de faire son apparition dans la maison; Tante Vodounmê s'est déjà dans sa cabane et dit plus rien Ahouanjinou : "Qu'est-ce qui se passe ici ? Pourquoi toi tu te retrouves à genoux ? Ici, l'école ? Qui t'a donné punitions ? Adejoke : Je n'ai reçu aucune punition, c'est le feu que tu as allumé qui continue de faire sortir des fumées Ahouanjinou : Tu parles de quel feu ? Adejoke : Tante vient de me donner un ultimatum ; elle a demandé de me vider de ton toit Ahouanjinou : Elle est qui pour dire ça ? Elle compte sur quoi pour dire ça ? Sinon, c'est la petite sorcellerie qu'elle vient de prendre récemment, qui l'a fait grimper les côtes comme ça ? Lève toi de là et va continuer ce que tu es entrain de faire; elle ne peut rien te faire celle là Tante Vodounmê ( saute de sa cabane ) : "Ahouanjinou, tu es entrain de marcher et entrain de vociférer tel un éléphant, tu peux manger si je prépare ? demande-t-elle souriant Ahouanjinou : Qu'est-ce que toi tu vas pleurer puis moi je vais pas manger ? Où bien c'est moi qui vais préparer et tu ne pourras même pas toucher la bolle qui va contenir la nourriture Tante Vodounmê : "Adejoke, j'espère que tes deux oreilles travaillent à la perfection ? Tu es entrain d'entendre ton mari hein ; ma chérie, si tu aimes ton enfant, et tu t'aimes toi même, il faut t'esquiver avant que la fête ne commence sinon " vinɔn na kpán vi yin agɔ " ( ça va être rude )" dit-elle en retournant dans sa chambre Après cet avertissement physique et direct qu'avait fait Tante Vodounmê ; elle a convoqué notamment Daho, la mère de Adejoke et toutes les personnes nécessaires pour qu'ils demandent à Adejoke de quitter Ahouanjinou ; mais, malgré toutes les interventions internes et extérieurs, Adejoke n'a pas quitté Ahouanjinou ; puis Ahouanjinou n'est allé non plus supplier sa tante pour qu'elle fait la balle à la terre malgré la suggestion des gens; or il n'y a un adage africain qui dit : "Quelques soit le nombre de vêtements neuf qu'aura un jouvenceau; il ne possédera pas de vêtements usés qu'un adulte." C'est ainsi que les jours avancent, puis les semaines les suivent ; un mois plus tard, la guerre ne se taire pas mais continuer de mumurer; en allant au marigot ce matin Adejoke rencontre Tante Vodounmê sur le chemin de retour avec sa jarre sur la tête : Adejoke : Bonjou Tante Tante Vodounmê : .... ( Silence radio puis elle la dépasse en la l'œillant ) Adejoke : Bonjour Tante, je vous salue Tante Vodounmê : ... ( Silence radio puis continue son chemin comme si elle ne l'a pas remarqué ) Adejoke ( va vers elle puis la touche à l'épaule ) : "Bonjour Tante, je suis entrain de vous saluer" dit-elle en faisant génuflexion Tante Vodounmê fait tomber sa jarre depuis sa tête et fait face à Adejoke. Tante Vodounmê : Adejoke, tu es folle ou quoi ? Tu as vu ce que tu viens de faire ? C'est forcée tu vas me saluer ? Adejoke : Tcho ! Tante ce n'est pas de ma faute; vous avez fait tomber votre jarre volontairement ! Tante Vodounmê : Quand je partais moi seul gentillement ; est-ce que j'ai fait tomber ma harre volontairement ? Ce n'est pas toi qui m'as touché maintenant ? Ton mari et toi, vous me cherchez et je te promets que vous allez me trouver, je vous le jure ! Adejoke : S'il vous plaît Tante, évitons les palabres inutiles ; prenez ma jarre pour remplacer la votre Tante Vodounmê : Tu veux que j'utilise une jarre de quatre l****s pour remplacer celui de cinq libre ? Je vois que tu es devenue finalement folle, mais ne vous inquiètez pas, je vais vous montrer que la crâne de l'éléphant n'est pas un bagage qu'un enfant peut soulever Adejoke : "Tcho ! Tante, ce n'est pas encore allé là-bas ; laissez-moi rentrer, dès mon retour à la maison, je vous rembourserai l'argent de la jarre ; dites moi combien vous l'avez payé" dit-elle en s'agenouillant Tante Vodounmê : Cette jarre n'est pas un objet a payé ; c'est un monument, je l'ai hérité de mon arrière grande mère ! Et toi même tu sais à quel point j'honore les héritages Adejoke : Tante, pardonnez ! Ne me compliquez pas les choses ! Dites juste n'importe quelle somme que vous voulez, je vais me débrouiller pour vous le trouvez Tante Vodounmê : Quel est le rôle que joue tes oreilles ? Adejoke : C'est pour entendre Tante Vodounmê : Tu n'es pas sourde ? Adejoke : Non, pas du tout ! Tante Vodounmê : "J'ai dit que cette jarre n'a pas de prix" dit-elle en criant Adejoke : Et qu'est-ce que vous voulez que je fasse maintenant ? Tante Vodounmê : Rien ! Ta situation ressemble à celui qui a de problèmes avec les sorciers, puis est allé passer de l'essence sur le corps pour aller s'asseoir à côté du feu. Je vais vous montrer que le serpent silencieux, est aussi belle et bien venimeux ; et tu sais ce qui est encore bizarre, il est encore plus venimeux que le serpent qui s'agite Adejoke: "Tante, je me demande hein, pourquoi vous êtes méchantes comme ça ? " dit-elle en se levant finalement Tante Vodounmê ( ricanant ) : Ouah ! Hein ! Adejoke, tu as cœur hein, tu as brisé ma jarre puis tu veux encore m'insulter ? Adejoke : "Tante, ça là, ce n'est pas de l'insulte; sans vous mentir ce que vous faites ce n'est pas bon, malgré toutes mes supplications, vous êtes toujours calés sur votre décision de nous faire du mal juste à cause d'une dispute qui a eu lieu entre vous et mon mari, celui qui est logiquement votre fils, c'est comme ci vous nous cherchez avant Tante Vodounmê : "Ah bon ?" exclame-t-elle Adejoke : Ce n'est pas affaire de "ah bon?"; Tante, quelque soit le genre de pouvoir que vous avez ! vous n'êtes pas Dieu ! Tante : "Tô ! Tu as aussi raison oh, moi j m'en vais déjà, tu peux continuer à raconter ta vie, et merci énormément pour ton discours" dit-elle en la laissant Tante Vodounmê retourne à la maison sans sa jarre puis Adejoke a continué son chemin vers la marigot. Une fois dans la rivière, elle remplissait sa jarre quand un serpent vient la mordre dans l'eau, sentant la piqûre du reptile apode; elle traîne sa jarre jusqu'au bord de la rivière puis la positionne; elle vérifie son pied puis effectivement, c'est un serpent, elle déchire ensuite le bout de son pagne puis attache son pied à un niveau qui empêchera le venin de monter vers son cœur. Adejoke se dit déjà que c'est l'œuvre de Tante Vodounmê, mais ce qui est marrant est que Tante Vodounmê n'a jamais été soupçonnée de faire la sorcellerie ou la magie noire; Adejoke marche ainsi sur un seul pied jusqu'à arriver à la maison, avant son arrivée, sa fille Esther pleure déjà, Ahouanjinou essayait de la calmer en étant devant la cabane mélancoliquement : Ahouanjinou : C'est quoi ces comportements ; tu as déjà oublié que tu as laissé un enfant à la maison et tu as pris autant de temps au marigot ? Adejoke ( s'approchant bien de son mari ) : "J'ai été mordu" souffle-t-elle Ahouanjinou : Tu as été mordu par quoi ? Et où ça ? Adejoke : "Par un serpent je pense ! Dans l'eau !" dit-elle pleinement Ahouanjinou : Un serpent dans l'eau ? Tiens Esther, je viens un instant ; n'ose pas donner tes seins à l'enfant Adejoke : D'accord Ahouanjinou est rentré dans sa chambre puis est sorti avec une bouteille remplie d'une chose noire en main puis il l'applique sur la partie qui porte la morsure du reptile, il fait sortir ensuite une autre chose qui ressemble à la b***e que l'on met sur les plaies pour les couvrir, puis l'utilise pour couvrir également la partie : Ahouanjinou : N'enlève pas la b***e jusqu'à ce qu'elle tombe elle même Adejoke : D'accord; mais est-ce que tu es sûr que cette chose va marcher ? Puisque serpent dans l'eau n'est pas ordinaire oh Ahouanjinou : Ne t'inquiète pas, ça ira, mais ne donne pas tes seins au bébé maintenant Adejoke : Voilà qu'elle pleure; qu'est-ce que tu veux que je fasse maintenant ? Ahouanjinou : Elle un biberon non ? Adejoke : Oui, mais je n'ai pas encore fait sa bouillie Ahouanjinou : Tu sais ce qu'on va faire ? J'irai payer chez Iya Kikê Adejoke : Ok, c'est une bonne idée, mais que ça soit la bouillie de maïs et sans sucre s'il te plaît ; pas de soucis Ahouanjinou : D'accord ; mais je te demande pardon pour l'amour du ciel, n'essaie même pas d'allaiter l'enfant jusqu'à mon retour, si cette b***e que j'ai mis sur la partie mordue n'est pas encore tombé cela prouve que le venin du serpent est dans ton corps ; si l'enfant avale ton lait avec le venin dans ton corps c'est très dangereuse pour elle Adejoke : Je comprends déjà, va vite payer la bouillie, je n'essayerai pas Ahouanjinou est parti acheter la bouillie en courant; pendant qu'il s'en est allé ; Tante Vodounmê fait son apparition devant la case des Ahouanjinou en souriant : Tante Vodounmê ( souriant ) : Adjoke ! Djoke ! Tu regardes les films de Nollywood là non ? Tu verras que très souvent au début, ils font publicité Adejoke : Oui Tante Vodounmê : Ce qui vient de t'arriver là c'est juste un avertissement c'est juste la publicité du film qui vient, quand le film même va commencer pour de vrai, c'est en ce moment, je verrai si tu vas partir de ton propre gré ou c'est toujours moi qui va encore te dire de partir Adejoke : Tcho ! Grande Tante, donc, c'était vous ? Tante Vodounmê : Tou, tu doutais ? Adejoke : Moi, je m'en doutais ! Je ne pourrai pas imaginer que vous aurez le courage de me faire autant du mal ? Et si je mourais ? Tante Vodounmê : Orh ! Regarde ta vie ! T'ai-je pas averti ? Si tu mourais, ça fait vos oignons et vos piments, c'est ce que tu sais manger qui t'aurais tué Adejoke : "Tante, même si vous n'avez plus de pitié pour moi et mon mari; ayez de pitié pour la petite" dit-elle en commençant par pleurer Tante Vodounmê : "La seule chose qui me fera avoir pitié de toi et de ton enfant, c'est que je ne vous vois plus sous le même toit que Ahouanjinou, sinon, "nɔntu do afɔ nɛnu mɛ wɛ : un fan gblinlin !" ( le chat a introduit son pied dans le gombeau déjà préparé : j'ai piétiné quelque qui ne me lâche plus )" dit-elle en partant de là Dès le retour de Ahouanjinou, il a constaté que sa femme a pleuré : Ahouanjinou : Qu'est-ce qui t'est encore arrivé ? Pourquoi tu as pleuré ? Adejoke : Rien Ahouanjinou : Ne me cache ma femme, dis-moi ce qui se passe Adejoke : "Ahouanjinou, mon roi, puis-je te demander une faveur" dit-elle en recommençant par pleurer Ahouanjinou : Vas-y, tu as le droit de me demander des choses et c'est mon devoir de les exécuter ! Adejoke : Jure moi que tu n'es pas entrain de dire ça juste pour me berner Ahouanjinou : Pourquoi le ferais-je ? Avais-je une telle attitude ? Adejoke : Non, tu n'avais pas l'habitude de faire ça, mais je veux que tu jures que tu feras cette faveur que je veux te demander Ahouanjinou : D'accord, je te jure sur tout ce que tu veux que j'exécuterai la faveur que tu demanderas Adejoke : Je veux que tu vas supplier Tante Vodounmê, je veux que tu ailles la demander pardon de ramener la balle à terre Ahouanjinou : "D'abord, les dieux pardonnez moi d'avoir juré" en regardant le ciel Adjoke, ma femme; tu sais quoi ? Ce n'est pas moi qui ai demandé que quelqu'un met sa balle en haut, et je n'irai nul part supplier quelqu'un pour lui demander de ramener en bas la balle qu'il a lui même mis en haut, excuse moi beaucoup, mais ta faveur est trop pour moi, tu peux demander une autre chose. Voici la bouillie, comment on fait ? Adejoke : Met un peu de l'eau dedans pour que ça devient plus facile au bébé de consommer, et maintenant tu remplis le biberon avec; Ahouanjinou s'exécute puis remets le biberon à Adejoke qui nourrit sa fille avec. Quelques minutes plus tard, la b***e sur la partie mordue s'est tombé lui même ; puis Adejoke s'est guéri de la morsure du serpent. Elle n'a plus eu aucun problème dans cette journée là jusqu'au soir. Elle finit de préparer le dîner ; puis lui et son mari ; et aille se coucher. A minuit pendant que Adejoke dormait encore à fond, Ahouanjinou s'est réveillé ; il est parti uriner d'abord dehors, et ensuite il passe dans la cuisine et prendre la hache puis enlève la tête, c'est-à-dire la partie faite en fer, puis rentre maintenant dans la chambre avec la manche; arrivé au niveau du lit là où dormait Adejoke, Ahouanjinou soulève la manche puis frappe Adejoke d'un coup très v*****t à la tête : Adejoke : "Yéh !" dit-elle en piquant une crise C'est en ce moment que la conscience de Ahouanjinou est revenue puis il s'est rendu compte qu'il vient de faire du mal à sa femme ( en Fon-gbe, cela veut dire que "Ye kpa su ɖo mɛ" ); après le crié de Adejoke, la petite Esther s'est réveillé et a commencé par pleurer Ahouanjinou : "Adejoke ! Adejoke ! Adejoke, réveille toi ! Pardon ne meurs !" crie-t-il répétitivement en bougeant Adejoke qui saigne de la tête déjà; ne pouvant pas prendre en même temps mère et enfant, Ahouanjinou est allé réveillé son petit frère Sêgbegbon : Sêgbegnon : Qu'est-ce que tu as lui fait ? Comment tu as fait ça ? Ahouanjinou : Je te donnerai d'explication après, aide moi à l'amener d'abord à l'hôpital Sêgbegnon : Nous deux ne pouvons rien, laisse moi aller appeler d'autres personnes Ahouanjinou : S'il te plaît, faites vite pardon, il ne faut pas que Adejoke meurt Sêgbegnon : "Hé ! C'est encore un autre soucis ça hein; je ne comprends pas, vous êtes des pornostars ou quoi ? C'est l'amour là vous êtes entrain de faire jusqu'à ça s'est soldé en ça ?" dit-il en allant chercher les gens pour les aider Ahouanjinou : En tout cas, oublie les discours pour le moment Sêgbegnon est revenu par la suite avec des gens qui les ont aidé à amener Adejoke à l'hôpital, Ahouanjinou était dans le hall des gens qui l'ont aidé amener Adejoke à l'hôpital y inclu son frère : Sêgbegnon : Maintenant, dis nous grand frère qu'est-ce que tu as fait à Adjoke ta femme ? Ahouanjinou : Je n'ai même pas compris comment ça s'est passé mais je me suis retrouvé entrain de donner de coup de la manche de la hache à la tête à Adejoke; je pensais même que c'était un rêve, c'est quand je me suis retrouvé en moi que j'ai su que c'était un rêve L'ensemblée : "Ah ! Sêgbegnon : Grand frère, t'ai-je pas averti ? Bí a bá wí fún ni : á gbọ ní ! ( Tu aurais dû m'écouter !) Ahouanjinou : Tu penses que Tante Vodounmê en est pour quelque chose ? Sêgbegnon : Tu doutes encore ? Ahouanjinou : Elle n'a pas l'air de quelqu'un qui à la sorcellerie ou la magie noire Sêgbegnon : Elle devrait écrire ça sur une plaquette puis coller sa sur son front avant que tu ne sus qu'il faut faire attention avec elle. Tu ne sais pas que le serpent silencieux est plus venimeux que celui agité ? Et même si elle n'était pas une sorcière et elle n'a rien comme magie noire, ici, c'est l'Afrique, puis un ainé c'est un ainé, et il en n'aura jamais de changement pour ça, toi tu ne sais pas que les aînés dans une famille, surtout les tantes et les oncles comme ça, ont le support des autres qui sont morts avant eux, pendant que toi tu embêtais une tante et un oncle, les autres te regardes depuis là où ils sont et finiront par te punir ? Ahouanjinou : Hum ! Au lieu de créer sur moi, montre moi une porte de sortir s'il te plaît Sêgbegnon : Grand frère, tu n'as que deux options, c'est soit tu iras la demander pardon ou bien tu la laisses complètement la maison, sinon, tu n'auras jamais la paix Ahouanjinou : Je pense que je vais opter pour la seconde option Ils discutaient quand le docteur fait appel à la famille de Adejoke : Le Docteur : C'est qui le mari de la dame entre vous deux ? Ahouanjinou : "C'est moi. Quelque chose lui est arrivé ?" dit-il le cœur battant Le Docteur : Calmez vous, elle n'a rien eu à part la petite blessure sur sa tête; elle s'est même déjà réveillé et a demandé d'après son mari et a aussi demandé qu'on lui amène sa fille Ahouanjinou : "Oh ! Les dieux merci" dit-il en se mettant à genoux, soulève sa tête et ses mains vers les cieux Après avoir passé trois jours à l'hôpital, Adejoke a été déchargé. Le jour de leur arrivée à la maison, c'est Tante Vodounmê qui les a accueilli au portail en versant de l'eau par terre pour, Ahouanjinou et Adejoke ne faisaient que le regarder, ça a été d'abord un étonnement et puis un cinéma pour ceux qui vivent dans la même cours qu'eux, mais personne n'a daigné dresser sa bouche pour dire une quelconque chose, parce que les gens ont commencé par avoir peur de Tante Vodounmê : Tante Vodounmê ( après les avoir suivi jusque dans leur case ) : "Adejoke, j'ai su que tu as été à l'hôpital parce que ton miel salé a pris la manche de la hache pour s'amuser un peu sur ta tête, j'espère tu te portes mieux maintenant ?" dit-elle souriante Adejoke : Ça va, je rends grâce aux Dieux Tante Vodounmê : Hum! Ne t'ai-je pas averti ? Ne t'ai-je pas dit que le film qui a commencé, tu n'es même pas encore prêt à regarder la fin ? Vous savez quoi ? Ẹni tó wà ìjà ṣoṣo, arí ìbínú ẹranko burúkú ( celui qui a querellé la loup, verra la colère de l'animal méchant ) Ahouanjinou : Tante, ce n'est pas encore allé là-bas ; est-ce que depuis que moi j'ai parlé là, tu m'as vu faire quelque chose avec l'arbre ? Tante Vodounmê : Donc, toi Ahouanjinou, tu peux parler calmement et gentillement comme ça ? Puis tu te gonflais, comme si tu es plus gros que ça Ahouanjinou : "Tante pardonne moi, prends tout ce que tu veux dans la maison, je te jure, je ne te ferai encore plus affront" dit-il en se dressant par terre Tante Vodounmê ( rire ) : Ahouanjinou ! Tu te trompes, tu as déjà pris batton comme ça puis tu l'as inséré dans la boule dès abeilles, et les abeilles se sont déjà éparpillés, il n'y en aura plus de marche en arrière Adejoke : Tcho ! Tante, ne dites plus ça, mon mari ne va plus jamais vous affronter, c'est une promesse Tante Vodounmê ( souriante ) : "En tout cas ; moi je ne suis pas là pour écouter vos discours, je suis juste là pour vous dire les bienvenus dans l'enfer" dit-il en partant UN MOIS PLUS TARD : La dispute s'est un peu calmée; Tante Vodounmê s'est reculé et ne dis plus rien , mais ne réponds toujours pas à la salutation du couple Ahouanjinou ; ce matin, Ahouanjinou s'est rendu très tôt dans son champ, au levé du jour pendant que c'était possible de voir la terre; Adejoke s'est levé de son lit aussi pour balayer la cours; elle exécutait sa corvée quand Tante Vodounmê est entrain de passer avec seau d'eau à la main pour se rendre à la toilette : Adejoke : "Bonjou" dit-elle en faisant génuflexion Tante Vodounmê : Toi Adjoke là, c'est forcé on salue les gens chez vous ? Tu n'as pas constaté que je ne réponds toujours à tes salutations malgré que tu insistes, n'est-il pas encore temps que tu cesses de ma saluer ? Adejoke : Tante, vous êtes comme une mère pour moi, et logiquement ma belle mère puis la grande mère de ma fille, donc, je ne sais pas pourquoi je vais cesser de vous saluer ! Vous, vous avez le droit de se fâcher contre moi, mais moi, je ne dois pas oser essayer Tante Vodounmê : Je sais que tu es têtue, mais tu comprendras Adejoke : Tante, pardonnez nous, je vous en supplie, nous avons compris la leçon Tante Vodounmê : Attends hein, donc tu pensais que je vous ai oublié ; mais non, je vous ai juste donné de repos en attendant que la blessure qui est sur ta tête de guérit, bientôt le chow va recommencer, et plus ardent que l'autre fois, je vous dis hein, tant que vous n'allez pas faire ce que je veux dans cette maison, je ne vous donnerai jamais de repos...
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER