Adejoke : "Et qu'est-ce que vous voulez maintenant ? Ma séparation avec mon mari ? Ça vous arrangera en quoi ? Tcho !" dit-elle mélancoliquement
Tante Vodounmê : Je sais que tu veux juste me faire parler ce beau matin, mais je n'ai pas ton temps moi, j'ai des choses plus importantes que ça à faire moi aujourd'hui
Adejoke : Tante, tout ce que moi, je vous demande, c'est de nous pardonner, vous même, vous avez constaté que mon mari a changé complètement vis-à-vis de vous; c'est votre nous implorons Tante chérie
Tante Vodounmê : "Tant mieux, tant pire ! En tout cas, c'est celui qui m'a cherché qui m'a trouvé, je ne vois laisserai pas tant que je ne vois pas votre fin" dit-elle en allant dans les toilettes
C'est ainsi que cette journée là avait commencé chaotiquement.
Ahouanjinou est revenu des champs complètement le soir pendant que Adejoke se prépare déjà pour faire le repas du soir :
Adejoke : "Bonne arrivée mon mari ; comment a été ta journée" dit-elle en lui prenant les choses qu'il a ramené des champs
Ahouanjinou : Ça va, je rends grâce aux dieux pour cette magnifique journée ; et de ton côté ? J'espère qu'il n'y a eu aucun ici ?
Adejoke : Non, tout roule comme sur des roulettes
Ahouanjinou : Tu fais quoi ?
Adejoke : Comme tu peux le constater je veux faire le dîner
Ahouanjinou : Que puis-je pour t'aider ?
Adejoke : Non, ne t'inquiète pas, je vais me débrouiller; vas te mettre au propre et soit entrain de te reposer, je t'avertirai dès que la nourriture sera prête
Ahouanjinou : C'est ce que je te refuse au jour le jour ça, si c'est que Esther était déjà âgée et capable de t'aider dans les travaux, je comprendrai le pourquoi tu refuses mes offres, mais maintenant, ce n'est pas le cas, et moi personnellement je sais à quel point c'est stressant la cuisine, puisque nous on a été éduqué pas nos deux parents, c'est-à-dire c'est nous on ira travailler au champ et c'est nous qui reviendrons encore à la maison pour préparer encore la nourriture ; donc laisse moi t'aider quand je le décide; d'abord, c'est quelque chose qui est déjà dans mon sang et secondo, je le fais pour l'amour que j'ai pour toi.
Adejoke : Romantisme même là, c'est le nom de mon mari.
Ahouanjinou : Toi, tu ne le savais pas
Adejoke : Moi, je me disais que vous se seriez trop fatiguée !
Ahouanjinou : Ne répète plus ça
Adejoke : Ok oh ! Si vous insistez toujours à m'aider ; c'est "man tínjàn" la ( légumes de la feuille de manioc ) je veux préparer mais je ne l'ai pas encore pilé.
Ahouanjinou prends ainsi le petit mortier, les lave, lui et son pilon, s'installe sur une petite siège puis a commencé par piler la feuille de manioc .
Ahouanjinou : "Tu sais quoi ?" dit-il tout en continuant toujours de piler
Adejoke : Non
Ahouanjinou : Je t'avais dit que je cherchais quelqu'un qui va acheter mes maniocs pour que je puisse m'offrir une jolie moto comme celui du chef d'arrondissement oui ?
Adejoke : Oui, je me rappelle bien
Ahouanjinou : J'ai enfin trouvé quelqu'un
Adejoke : Ouah! C'est une bonne nouvelle ça ; et quand est-ce qu'ils viendront ?
Ahouanjinou : Demain matin
Adejoke : Donc, tu as vu quelqu'un il y a longtemps pourtant tu ne m'en avais pas parlé ?
Ahouanjinou : Hum! Même si les gens te soufflent quelque chose toi tu ne peux pas refuser ?
Adejoke : Quoi ça ?
Ahouanjinou : Si on te dit que je te cache quelque chose, toi tu ne peux pas me défendre en disant que je oserai jamais faire ça ?
Adejoke : L'être humain est pluri-dimensionnel et trop complexe, c'est difficile la confiance de nos jours
Ahouanjinou : Moi, je ne suis pas un être humain, je suis plutôt ton mari ; tu devrais me connaître
Ahouanjinou : Mon prince, et mon roi, je te connais bien, je te blaguais juste
Ahouanjinou : Bref, c'est aujourd'hui mon Houinsou m'a présenté la dame puisque en a besoin en urgence, elle a dit qu'elle viendra demain vérifier l'état des maniocs et payer en même temps ; c'est elle qui a même payé toutes les maniocs de Houinsou
Adejoke : Waoh ! C'est vrai ça ? Tous ces hectares de maniocs
Ahouanjinou : Je te le jure; moi même j'étais étonné, mais je pense que c'est une coopérative de femmes battantes ( on ne parle pas ici des femmes battantes de rue qui se vendent à moins pour pouvoir juste se payer des portables hein ).
Adejoke : Félicitation mon mari
Entre les discussions sérieuses, les blagues et les querelles romantiques; Ahouanjinou a aidé sa femme jusqu'à ce qu'elle a terminé de cuisiner.
Au lendemain, Ahouanjinou et sa femme dormait encore quand leur porte a commencé à être frappé :
Ahouanjinou : "Houn! C'est qui ça ?" mumure-t-il
Houinsou : C'est moi ton ami Houinsou
Ahouanjinou : Vous êtes venus déjà ?
Houinsou : Oui
Ahouanjinou : "Laisse moi, me changer je vous reviens tout de suite, regardez à côté de la case, il y a un banc, positionnez ça puis asseyez-vous" s'adresse-t-il à Houinsou et ses compagnons
"Ma femme, ils sont déjà là, je reviens tout de suite" s'adresse-t-il à sa femme en s'habillant
Adejoke : D'accord mon mari, pardon n'oublie de prendre ton sac puis garde jalousement l'argent
Ahouanjinou : Ne t'inquiète pas, je ferai diligence
Houinsou : Ahouanjinou, grouille toi, le soleil se lève déjà, time is money, j'ai encore d'autres rendez-vous a honoré aujourd'hui
Ahouanjinou : "Bon, je suis là" dit-il en se présentant dehors
Ils ont trotté une dizaine de kilomètres avant d'arriver devant le champ tant attendu; une fois arrivée la surprise était plus qu'une surprise :
L'acheteuse : Je ne comprends pas, j'ai dit je veux un champ de manioc et c'est dans un champ nouvellement labourer vous m'avez amené ?
Houinsou : Ahouanjinou, tu ne dis rien
Ahouanjinou : Tu veux que je dise quoi ; j'ai passé toute la journée d'hier dans ce champ et je n'ai quitté que dans les environs de dix-huit heures, j'avais toutes mes maniocs à leur place et pleines d'autres choses qui avait embelli mon champ
L'acheteuse : Et c'est dans la nuit ils ont amené les tracteurs pour mettre tout le champ au propre comme ça ?
Houinsou : Ça, c'est la plus grosse miracle que j'ai vu dans ma vie
Ahouanjinou : Mais, Houinsou, je ne suis pas trompé ! c'est belle et bien mon champ ici ? Où bien ce n'est pas ton champ ça ? Ce n'est pas les pieds de maniocs qu'ils ont déterré qui sont encore sur ton champ. Madame, vous même dites quelque chose
L'acheteuse : C'est vrai, c'est maintenant, je me rappelle, c'est ici nous avions acheté la dernière fois, et il y avait un champ de manioc à côté ?
Houinsou : Oui !
L'acheteuse : Houn ! Ará me rírí rè oh ! ( Ça, c'est du jamais vu )
Vous vous demandez sûrement que qu'est-ce qui s'est encore passé ; ce qui s'est passé dépasse l'étonnement, parce que l'étonnement même est surpris de l'étonnement. Avez-vous déjà vu un champ qui a été labouré par un tracteur agricole ? C'est exactement ce que Ahouanjinou et ses compagnons sont partis découvrir ce matin là dans le champ de celui-ci ; le terrain en question a été tellement sarclé, labouré, remuer qu'on dirait que c'est "les enfants" du "l'aboureur" de Jean La Fontaine qui sont venus exécuter l'ordre ( ... fouillez, bêchez, ne laissez nul place où la main ne passe et repasse ...) de leur père sur le champ. Le champ a été complètement mis au propre ; ça ne manquait qu'un creuseur de trou et des graines pour commencer une semence.
Houinsou : Tu as dit que tu étais sur ce champ hier jusqu'aux environs de dix-huit heures ?
Ahouanjinou : Mais bien sûr que oui !
Houinsou : Et ce que je ne comprends, c'est tracteur agricole il ont utilisé ou les bœufs ; d'ailleurs même, chose marrante, il n'y a pas de traces de tracteur ni celle des bœufs sur le champ ! Qui a donc mis le champ au propre comme si c'est un nouveau champ où on veut planter une nouvelle semence
L'acheteuse : S'il vous plaît, moi je vais demander à partir, ou bien ne dit-on pas que si le devant n'est pas bon, c'est recule on fait ? À la prochaine ! Monsieur Houinsou quand vous m'aurez trouvé quelqu'un d'autre, avertissez moi
Houinsou : D'abord, il n'y a pas de soucis, à la prochaine
L'acheteuse : Monsieur Ahouanjinou ou comment on vous appelle, ce que moi je regarde là, ce n'est pas ordinaire, faites-en quelque chose le plutôt que possible. Quand le sage entend la moitié, ça devient complet dans son ventre
Ahouanjinou est devenu stoïque, abbatu, perdu, mort vivant; toutes ses souffrances, son dure labeur se sont vaporisés en un clin d'œil.
Il a marché tel un enfant qui a perdu ses deux parents le même jour jusqu'à arriver à la maison, il pleure, c'est simplement que les larmes ne coulent pas :
Adejoke : Bonne arrivée mon mari ; qu'est-ce qui s'est encore passé ? Pourquoi votre mine est ci mélancolique
Ahouanjinou : Ne t'inquiète pas, ça ira !
Adejoke : Tu ne peux pas me donner cette réponse et me demander de gober ça jamais ; je sais pourquoi tu as quitté ici et m'as dit toute à l'heure en allant, je dois donc savoir ce qui est du retour aussi
Ahouanjinou : Ce n'est pas la peine, j'ai dit de ne pas te gêner
Adejoke : Je ne sais quand est-ce que je ne vais pas gêner hein ; tu as quitté ici en me disant que tu veux partir vendre quelque chose, puis maintenant tu es revenu avec une mine triste, ou bien, la dame n'a plus payé ? Si c'est le cas calme toi, quelqu'un d'autre viendra payer, le maniocs n'est pas ce genre de tubercule qui subir la négligence
Ahouanjinou : Toi, tu ne comprends même rien
Ahouanjinou, explique tout ce qui s'est passé enfin à Adejoke.
Adejoke : Quoi ? Comment celà pour être ?
Ahouanjinou : Je ne sais pas moi aussi
Adejoke : Qui aurait osé faire quelque chose du genre ?
Ahouanjinou : Qui celà serait encore si ce n'est pas la reine karaba de la famille
Adejoke : Mon mari, moi j'aurai suggéré que nous quittons complètement cette m'a hein !
Ahouanjinou : C'est ceux à quoi j'avais pensé, c'est pourquoi je cherchais un client pour pouvoir vendre mon manioc, m'acheter une moto puis nous allons utiliser le reste de l'argent; ou bien comment tu veux que nous voyageons pendant que je n'ai pas beaucoup de capital sur moi ?
Adejoke : Mon mari, tu as combie' sur toi là actuellement ?
Ahouanjinou : Tu veux manigancer quoi ?
Adejoke : On ne répond pas à une question par une autre.
Donne moi ma réponse d'abord
Ahouanjinou : Actuellement, j'ai cinquante mille naira
Adejoke : C'est déjà une bonne nouvelle, moi aussi j'ai cinquante mille naira sur moi, je te l'ajoute puis nous quittons ici
Ahouanjinou : Où penses tu que nous pouvons aller ?
Adejoke : Moi, je préfère le Bénin, on ira aux fins fonds
Ahouanjinou : Je connais un village du Bénin au nom d'Affamè, j'y ai été là-bas avec des amis une fois pendant que j'étais encore jeune, nous étions partis pour le travail; je pense que c'est le lieu parfait pour nous.
C'est ainsi que le lendemain à l'aube; Ahouanjinou et Adejoke ont pris quelques uns de leurs effets les plus nécessaires puis ils ont quitté Adjilete, laissant famille et amis derrière eux pour une destination dont il n'en maîtrise rien.
Le village de Affamè en question est l'un des cinq arrondissements de la commune de Bonou dans le département de l'Ouémé au Bénin. Il est situé au sud-est du Bénin et compte 6 villages que sont Affame Centre, Dasso, Sota, Agbosso, Wovime et Zoukou; certains comptent très souvent le village de Abèokouta dans les villages que comptent Affamè pourtant il est dans l'arrondissement de Hounviguè, l'arrondissement qui précède celui de Affamé au sud-est.
Adjilete et le village de Affamè sont séparés de quatre-vingts sept kilomètres ( 87 km ) si l'on envoyage en voiture puis prend par des raccourcis les plus rapides que possible.
À cause des tracasseries de la route et les challenges faits face sur la frontière, Ahouanjinou est rentré dans le village de Affamè avec sa petite famille dans la nuit profonde :
Ahouanjinou : "Merci beaucoup Taxi man, je pense que ce village est vraiment Affamè" demande-t-il au Taxi man après être descendu sur le carrefour de Affamè
Taxi man : Oui, c'est ici Affamè, voilà la plaque du C.E.M.G ( Collège d'Enseignement Moyen Général ) AFFAMÈ ( actuel C.E.G AFFAMÉ).
Vous êtes probablement des étrangers ou bien ?
Ahouanjinou : Ce n'est pas une probabilité, nous sommes des étrangers
Taxi man : Ouah ! Il fallait me dire ça depuis ! Moi, je suis un habitant de ce village, là où nous sommes ici c'est Affamè-abéokouta, administrativement i,l est un village l'arrondissement Hounviguè mais pour nos ancêtres et nous autres habitants c'est un village de Affamè ; bon, nous ne sommes pas là pour se jouer les professeurs d'histoire-géographie, remontez je vous amène chez le délégué du village.
Ahouanjinou, et sa petite famille ont en effet passé leur première nuit dans la maison du chef quartier de Affamè ; ce n'est que le lendemain les conseillers du délégué les ont aidé à trouvé une maison dans Affamè-Zoukou, ils se sont bien installés, puis ont commencé leur nouvelle vie au calme.
Deux semaines plus tard, Ahouanjinou était assis devant sa maison avec sa fille Esther dans ses mains pendant que Adejoke faisait la cuisine quand Tante Vodounmê apparaît devant lui :
Tante Vodounmê ( ricanante ) : Ahouanjinou ! Donc, toi tu penses que tu peux me fuir ? "Aɖɔ do xin nɔn gɔn asamɛ wɛ ?"
Ahouanjinou : Tante Vodounmê, tu cherches quoi encore ici ? Comment tu nous as retrouvé ?
Tante Vodounmê : Toi, tu ne sais pas que le vent souffle partout ? Moi, je suis dans le vent qui souffle, n'importe où vous allez je suis là
Ahouanjinou : Tu feras mieux de quitter derrière nous
Tante Vodounmê : Je ne suis pas là pour bavarder, c'est la fille je suis venu chercher
Ahouanjinou : Quelle fille ? Celle-ci ressemble-t-elle à l'une des filles de tes enfants ?
Tante Vodounmê : "Donne moi la fille, j'ai dit" dit-il en se jetant sur Ahouanjinou puis le force à lui arracher sa fille
Ahouanjinou : "Non, je ne te laisserai pas ma fille, tu n'as aucun droit sur mon enfant" dit-il en tirant lui aussi de son côté Esther
Ils étaient entrain de tirer la petite jusqu'à ce que Ahouanjinou se réveille dans la vraie vie, c'est en ce moment qu'il sut qu'il était entrain de rêver; Esther aussi se réveille au même moment avec des cries en pleurant, Adejoke alerté par la voix de son bébé, se réveille elle aussi ; elle touche la petite puis elle fiévreuse :
Adejoke : Elle chauffe
Ahouanjinou : Je comprends maintenant
Adejoke : Tu comprends quoi ?
Ahouanjinou : Je viens dans mon rêve Tante Vodounmê qui me demande de lui remettre Esther
Dans pas plus de trente minutes, la tension de la petite est déjà monté jusqu'au point où elle pique une crise :
Adejoke : Regarde, elle vient de piquer une crise
Ahouanjinou : Mets la au dos
Adejoke ( paniquante ): "On ira où ?" dit-elle en commençant par donner des coups de giffles à la petite pour la ramener à la vie
Ahouanjinou : "À l'hôpital oui" crie-t-il avec la peur dans la gorge
Adejoke : Est-ce que tu connais quelque part ici déjà ? Va me chercher d'abord une cuillère en fer et du piment d'abord
Ahouanjinou ne la regarde pas, puis prend la petite Esther et sort de la case :
Ahouanjinou : "Sauvez moi oh ! Ma petite fille est entrain de mourir" commence-t-il par crier une fois dehors
Adejoke : "Sauvez Nous oh ! Nous sommes des étrangers ! Où pouvons nous trouver un hôpital ?" commence-t-elle par crier en courant derrière Ahouanjinou
Avant même qu'ils ne dépassent une seconde maison, les gens se sont déjà sortis en douzaine pour venir à leurs secours ; très rapidement, la petite Esther a été a l'hôpital en étant entre la vie et la mort; sur le dos de sa mère.
Ahouanjinou les a suivi grâce à la moto d'une bonne volonté qui a décidé de l'aider :
Ahouanjinou : "Doto !" commence-t-il par crier répétitivement une fois descendu
(Le terme "Doto" est utilisé généralement par les Fons pour désigner quelqu'un qui fait le métier de santé)
Les aides-soignants (es) alertés, viennent prendre la petite puis rentre dans l'une des chambres des patients.
Quelques minutes plus tard, l'un de ceux qui sont rentrés dans la chambre avec la petite est sortie :
Lui : Allez à la secrétariat pour demander qu'ils préparent l'ambulance, votre film doit être évacué vers Adjohoun tout de suite
Ahouanjinou : Elle s'est déjà réveillée au moins ?
Lui : Oui, grâce aux premiers, elle est revenue pour le moment ; et c'est pour quelques temps, grouillez-vous pour qu'elle soit vite évacuée
Adejoke : "La secrétariat, c'est où ?" dit-elle en tremblant
Ahouanjinou : Ne t'inquiète pas, toi reste ici, j'irai le faire
Adejoke : D'accord, mais grouille toi comme il vient de le dire, pardon
Cinq minutes ont suffi pour que Ahouanjinou revient tout en sueur pour confirmer que l'ambulance est déjà prêt.
Sans attente, Esther a été évacué sur champs. Après des courses de fou de l'ambulancier, ils sont arrivés à l'hôpital de Adjohoun dans près de dix minutes, celui qui est chargé de prendre en charge l'enfant rentre dans l'ambulance fait un petit check-up puis sort avec de l'ordonnance en main :
Lui : "Qu'est-ce que vous regarder jusqu'à ce que l'enfant est devenu ci blanche ? Elle est très anémiée; allez lui chercher tout de suite les choses que j'ai prescrits là" dit-il en les tendant l'ordonnance
Ahouanjinou : Adejoke, ma femme, ne panique pas tout ira mieux, reste avec Esther, moi j'irai chercher les choses écrites dans l'ordonnance
Pendant qu'ils font entré Esther dans l'hôpital ; Ahouanjinou va chercher à la pharmacie les choses prescrites sur l'ordonnance qui est dans sa main avec les larmes qui coulent ; s'il savait, il n'aurait jamais dû se disputer avec ta tante à cause juste d'un arbre de Cacao :
Le Pharmacien : "Salut monsieur ! Que puis-je pour vous ?" dit-il quand Ahouanjinou s'est présenté devant lui
Ahouanjinou : "Bonjour monsieur, je suis envoyé pour payer ses choses" dit-il en tendant au pharmacien
Le pharmacien prend l'ordonnance, regarde quelques :
Le Pharmacien : J'ai tout ce dont vous avez besoin ici ! Mais, nous n'avons pas de poche de sang dont vous avez besoin dans le stock
Ahouanjinou : Et où puis-je trouver ça parce que je pense que c'est le plus important !
Le Pharmacien : Ce que je vais suggérer est de prendre ceux là que j'ai avec moi ici actuellement puis vous irez les remettre au docteur au prime abord, après vous prenez l'ambulance pour aller à Porto-Novo chercher la poche de sang; parce que si vous prenez un simple taxi, ça pourrait prendre du temps
Ahouanjinou : D'accord, merci beaucoup pour les suggestions ; donnez moi rapidement alors les choses que vous avez là
Le pharmacien sert empressement Ahouanjinou; et lui de même va remettre sans tarder les choses :
Le Docteur : "Il n'y a pas de poche de sang dans ces choses que vous amenez" dit-il effaré
Ahouanjinou : "Oui, le pharmacien a dit qu'il n'y pas le genre du groupe sanguin dont la fille a besoin, mais je prendrai l'ambulance pour aller chercher ça à Ajatchê ( l'un des trois noms de la capitale administrative du Bénin )" dit-il avec consternation
Le Docteur : Ça va prendre trop du temps !
"Infirmière ?" appelle-t-il celle qui est à côté de lui et a ses dossiers en main
Elle : Oui Docteur
Le Docteur : Donnez moi mes dossiers puis allez vérifier si cet homme à le même groupe sanguin que sa fille, vérifier aussi pour sa mère si ça s'avérait que pour le père n'est pas compatible, mais dans le cas échéant, prenez son sang et apportez le moi le plutôt que possible
Elle : C'est reçu Docteur
"Suivez-moi monsieur" s'adresse-t-elle à Ahouanjinou
Dieu étant miséricordieux ; Esther et son père sont compatibles; l'infirmière prend le sang de Ahouanjinou comme le lui a ordonné le docteur; après la mise du sang, elle l'a prise du sang, elle appelez le docteur dans son bureau avec la poche contenant le sang en main; mais une fois arrivée dans la chambre où était dressé Esther, ils l'ont vu assis sur le lit de patients entrain de s'amuser comme si de rien n'a été, comme si elle n'avait rien, elle n'était pas du tout malade :
Le Docteur : Qui a enlevé le sérum que j'ai placé avant de quitter ici ?
L'infirmière : Je ne sais pas oh ! Avez-vous laissé sa mère dans la chambre en partant ?
Le Docteur : Non, personne n'était ici quand j'ai quitté, et je viens à peine de me rendre dans mon bureau, ça n'a même pas encore fait cinq minutes que j'ai quitté cette chambre
L'infirmière : "Regardez Docteur ! Les b****s ont été ; les traces de seringue ne sont même plus sur sa main" dit-elle en vérifiant sa main
Le Docteur : Ou bien ce n'est pas la petite à cause de qui nous sommes entrain de courir dans tous les sens depuis sce matin ça ?
L'infirmière : C'est belle et bien elle
Le Docteur : Va m'appeler dès parents
L'infirmière s'exécute puis reviens avec Ahouanjinou et Adejoke qui se paniquent :
Adejoke : "Doto, dites nous, notre fille est déjà morte ou bien ?" dit-elle mélancoliquement
L'infirmière : Je n'ai jamais dit ça ; taisez-vous puis suivez-moi
Adejoke : Tcho ! Ma vie, d'où je vais encore recommencer
Ahouanjinou : Calme toi, allons voir d'abord ce qui s'est passé
Une fois la porte de la chambre dans laquelle Esther est entrain d'être prise en charge s'est ouverte, Ahouanjinou et Adejoke sont devenus d'abord ébahi puis stoïque; en voyant ses parents, Esther a commencé par sauter de joie et veut aller monter dans les bras de sa mère :
Le Docteur : Monsieur et Madame ; est-ce que ce n'est pas votre fille ça ?
L'infirmière : "Monsieur, le docteur vous parle" dit-elle en touchant Ahouanjinou
Ahouanjinou : Hum ! Excusez moi, vous avez dit quoi ?
Le Docteur : "J'ai demandé si ce n'est pas votre fille ça ?" s'écrie-t-il
Ahouanjinou : Oui !
Adejoke se ressaisit puis va prendre sa fille qui saisit en même temps les seins de sa mère dans la bouche :
Ahouanjinou : Qu'est-ce que vous lui avez donné Docteur ?
Le Docteur : Rien, à part les traitements que nous avons donné mais elle ne devrait pas se guérit si rapidement, elle était trop anémique
Adejoke : Le Créateur, n'oublie jamais les siens, c'est le Tout Puissant qui a guéri ma fille
L'infirmière : Quand on donne le prénom "Miracle" aux enfants, c'est cette fille même qui mérite d'être appelé ainsi; votre fille est plus qu'un miracle, c'est des miracles
Le Docteur : Excusez moi hein, c'est quoi le nom de votre religion ou église
Ahouanjinou : Nous ne sommes adeptes d'aucune religion, puis nous n'allons non plus dans aucune église
Le Docteur : Alors votre fille n'est pas une fille ordinaire ; je vais dire la vérité maintenant, je vous jure qu'au fond de moi, je n'avais pas la certitude que votre fille serait encore guérit ; je fournissais juste mes efforts
Adejoke : C'est vrai ça ?
Le Docteur : Madame, je vais dire une vérité aujourd'hui, généralement, ce n'est pas les docteurs ni les infirmières qui guérissent, non ; le docteur ou l'infirmière donne des soins médicaux, mais c'est Dieu, le Créateur du ciel, de la terre et de tout ce qui y est, l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin de toutes choses, celui qui a fait pour votre fille aujourd'hui, celui qui vient de montrer une fois encore de plus qu'il est le seul Dieu que tous les êtres humains doivent adorer, seul lui guéri !
L'infirmière : C'est dans les films je regarde ça, j'ai vu ça avec mes propres yeux aujourd'hui
Ahouanjinou : Docteur, je ne comprends pas, elle n'a plus besoin de sang comme ça ?
Le Docteur : Ce n'est pas seulement le sang, elle n'a plus besoin d'aucun médicaments, sauf si vous voulez la payer des vitamines et quelques médicaments qui vont la permettre d'avoir de plus en plus une santé robuste
Ahouanjinou : D'accord, prescrivez nous alors ça, nous passerons payer ça à la pharmacie
Après avoir passé à la caisse d'abord puis régler la facture, Ahouanjinou passe au second plan à la pharmacie pour payer les médicaments prescrits par le docteur ; et s'est ainsi retourné à la maison avec sa petite fille qui a retrouvé complètement sa santé....