Huitième partie.

1960 Mots
Elle a regardé Yvy et Yvy a fait de même. — YVY : Euh tu parles de Luna je suppose! Et oui? bien sûr que tu peux le faire!     Elle a parié en hésitant un peu, tout en regardant Dona de temps en temps. — DONA : D’accord Ray Jefferson, tu peux nous la prêter. — RAY : Apparemment tu me connais, au point de m’appeler par mon nom de famille!     Elle n’a pas répondu. Elle était plutôt en colère. Ça se voyait très bien sur son visage. Elle avait une mine noire. — YVY : Tu es le meilleur joueur de basket du lycée, le mec le plus populaire parce que toutes les filles sont folles de toi et le plus beau aussi donc, c’est normal.     Je l’ai regardé et il a fait de même. J’avais hâte d’écouter sa réponse à ça. — RAY : Ah, je vois! Luna, tu viens?     Donc, c’était sa sa réponse?     J’ai hoche la tête pour dire oui. Il a tenu ma main et nous nous sommes éloignés pour aller de l’autre côté du stade.     J’ai lancé un coup d’œil et j’ai vu Dona et Yvy partir pendant que Dona parlait. Elle semblait très remontée car elle le faisait avec de la brutalité. Vous voyez un peu ce que je veux dire… quand quelqu’un parle de manière brutale. Elle le faisait. — RAY : Tu vas bien? Ta nuit a été? — Oui merci, et toi ça va? — RAY : Très bien! Merci d’être venue me voir. — De rien Ray, c’est avec un grand plaisir que je l’ai fait.    J’étais en face de lui, toute souriante et mes yeux brillaient tellement. Je ressentais comme des papillons dans le ventre. — RAY : Et t’as aimé le match? — Oui! En plus tu as fait gagner ton équipe en marquant. Tu joues très bien! — RAY : Merci! Je te dédie le dernier but!     J’étais trop contente. — Merci beaucoup, c’est gentil de ta part! Euh Ray, je suis désolée d’être venue avec mes amies. Hier quand on parlait par texto, s’est s’est dit que je viendrais et non que je viendrais avec mes amies. Mais je te promets que j’ai essayé de venir sans elles mais c’était impossible. Que de ne pas venir, j’ai préféré venir avec elles comme comme ce n’était pas prévu. Je suis navrée. — RAY : Non, ne t’inquiète pas pour ça Luna. Tu es venue et c’est l’essentiel, le reste ne compte pas… — D’accord merci! Alors comme ça tu t’appelles Jefferson!     Il a souri. — RAY : Oui, c’est mon nom de famille. Mon père c’est un métisse anglais au nom de Jefferson Raphaël et ma mère une guadeloupéenne noire au nom de Jefferson Oudana Ayala! Mon prénom « Ray » vient de « Ra » de Raphaël et de « Ay » de Ayala. Sauf qu’il a un seul « a » et non deux. Ce qui fait « Ray » et non « Raay » avec deux « a ».     J’étais fière qu’il me parle de lui. Ça me faisait en savoir plus sur lui. Quand il a expliqué comment ses parents ont combiné leurs prénoms pour faire le sien, je n’ai pas pu m’empêcher de rire. — Haha, hihi…    Il a ri mais légèrement. — RAY : Quoi? — L’origine de ton prénom! Ils sont incroyables tes parents, c’est une bonne idée et puis, tu as un prénom très canon comme toi…     Il a souri en me regardant tout droit dans les yeux. — RAY : Ah Ouais tu penses? — Euh oui oui (en souriant).     Il a caressé mes cheveux en me dévisageant du regard. — RAY : On me le dit tout le temps mais je m’en fous un peu tu vois. Mais quand ça vient de toi, ça me touche.     Il m’a prise dans ses bras. — RAY : Tu es magnifique Luna. — Merci Ray! — RAY : Et…     La sonnerie a retenti. — RAY : Ça ne fait que cinq minutes qu’on est là « en regardant sa montre » ô non! — Je ne sais pas si tu auras le temps mais tiens, je t’ai gardé ça.     J’ai sorti le gâteau et l’eau de mon sac. — J’avais complètement oublié, je suis navrée! Je sais que tes amis et toi vous n’avez pas le temps de manger à la deuxième pause mais c’est important car après un match, vous êtes fatigués et avez besoin de récupérer en énergie.     Je parlais et lui il était là, à me regarder délicatement… — RAY : Non… — Quoi? Tu ne veux pas? — RAY : Ce n’est pas ça Luna! — C’est quoi alors? — RAY : Je suis fasciné par ton geste. En fait on a élaboré un programme hier et tu as été très attentive. Tu as su que je ne mangerais pas parce que je jouerais et tu as pris la peine de me garder quelque chose…     J’ai souri. — Ah, c’est normal Ray!     J’avais encore ça dans mes mains. J’ai enlevé un bout de gâteau du plastique et j’ai approché ça près de sa bouche et il a croqué… — RAY : Maman nourrit le bébé… miam miam.     J’ai éclaté de rire.     Au final, il a pris quelques bouchées encore et m’a dit être plein après avoir bu beaucoup d’eau! — RAY : Ouf, merci, tu es la meilleure!      Ça faisait déjà cinq minutes qu’on avait sonné et les élèves disparaissaient de la cour au fur et à mesure. — RAY : Il faut que tu y ailles! Garde le reste avec toi et dis au professeur s’il est là bien sûr, que tu mangeais afin de prendre tes médicaments, d’accord?     Avec un gâteau qu’on avait commencé à manger et une bouteille d’eau, c’était parfait. — D’accord Ray et merci pour l’idée!      Il m’a fait un bisou sur le front et il est parti après avoir sifflé « à ce soir » dans mon oreille.     Je suis retournée en classe et la professeure d’anglais était là. Elle a baladé ses yeux sur moi comme si elle s’apprêtait à me gronder. J’ai frappé à la porte pour qu’elle me donne la permission d’entrer. — Come on! A-t-elle dit.     Je suis entrée et au moment où j’allais m’asseoir, elle m’a dit: — Ça fait sept minutes qu’on a son sonné Luna. Où étais-tu?     Elle me l’a demandé en anglais. J’ai juste compris quelques mots et j’ai deviné ce qu’elle voulait dire par là. — Je mangeais pour prendre mes médicaments madame. Pendant la pause, il y avait tellement de monde et je n’ai pas pu acheter à manger à temps.     J’ai répondu en anglais. Je ne parlais pas bien cette phrase mais j’essayais de combiner mes mots comme je pouvais. — Oh d’accord! Bonne guérison à toi! — Merci madame!     Alors que je partais m’asseoir, j’ai entendu Dona dire depuis la rangée qui se trouvait vers la porte. — DONA : Luna nous sommes amies afin, je crois! Je ne savais pas que tu étais malade et que tu avais des médicaments à avaler! Je comprends, tu étais avec…     J’étais très étonnée par son comportement. D’abord Yvy et elles avaient échangé de place avec deux autres filles, mais, elle voulait m’afficher devant toute la classe.     Mais heureusement pour moi, avant même qu’elle ne finisse, la professeur a dit: — Tu la fermes! Tu n’as pas fait tes devoirs et tu oses parler? Si elle ne t’a pas dit, c’est sûrement parce que tu es une mauvaise amie! Et même si elle était avec je ne sais qui, où serait ton problème? Tu dis être amie avec elle et tu l’affiches de la sorte?      Elle a voulu riposter mais la dame a dit: — Tu la fermes j’ai dit! Avec les boucles partout sur le visage! C’est interdit mais comme tu aimes jouer à la grande, voilà ça! La prochaine fois tu as ça pendant mes heures de cours, je t’échaude!     Toute la classe s’est mise à rire. Sauf Yvy bien sûr. Ça se voyait qu’elle avait de la peine pour elle. La prof ne s’est pas arrêtée là, elle a continué: — Ça fait trois ans que j’enseigne ici et chaque année, il y a toujours des histoires avec toi! Laisse cette petite tranquille et cesse de frustrer les enfants d’autrui! C’est même quoi avec toi? Tu es le centre du monde? Dona par ci, Dona par là et c’est toujours dans le négatif que ton nom sort. D’ailleurs heureusement que cela a cessé car apparemment, il y a une élève très gentille et douce dont tous les élèves sont fan. Ma chère Luna, va t’asseoir et bonne guérison une fois de plus!     Quand elle parlait de l’élève douce, elle me regardait et les élèves aussi. J’ai su que c’est de moi qu’elle faisait allusion car oui, les élèves m’aimaient beaucoup : filles comme garçons. Il me trouvaient peu être un peu renfermée, mais très gentille, simple et douce. Quand je passais mes pauses en classe, ils venaient s’asseoir près de moi et on papotait. Quand j’avais à grignoter sans mon sac comme des bonbons et biscuits, je distribuais.     J’étais aussi très draguée. Tellement même. Même les garçons de la première et de la seconde venaient vers moi alors que j’étais en terminale. Mais bon, si l’amour ne dépend pas de l’âge, il ne dépend non plus de la classe que fait l’autre. Mais je me demande bien si un garçon de vingt ans qui est en terminale et une fille de 11 ans qui est en sixième pourraient s’aimer. Mais bon…     Je me suis assise au milieu des deux filles avec qui Dona et Yvy avaient échangé de place. J’ai jeté un coup d’œil discret et j’ai vu Dona me regarder avec un regard noir. Au même moment, elle a rangé ses affaires. Elle s’est levée et elle a commencé à marcher puis, elle a dit: — DONA : Yvy tu fais quoi? Suis-moi!     La prof observait la scène tout doucement. Les élèves aussi.     Contre toute attente, Yvy a rangé ses affaires et au moment où elle voulait se lever, la prof a dit. — Je dis hein Yvy, tu es sûre que tu vas bien? Tu pars maintenant pourquoi? Qui t’a fait du mal ici? Donc parce que Dona décide de ne pas suivre mon cours et de demande de la suivre, tu acceptes? Mais bon sens! Aies un peu de caractère! Es-tu ici à l’école pour elle ou bien?  — YVY : Je suis désolée Madame!     Elle s’est assise.  — DONA : Je croyais qu’on était amies! Stuip!     Yvy a baissé la tête. Elle était triste. Dona est partie. Les élèves ont crié « Wouuuu Wouuuuu » et certains ont ri.     Prise de compassion, je suis allée m’asseoir avec Yvy pour la calmer. Toute la classe a applaudi. — C’est ça une vraie amie, a dit la dame! Bon, ouvrez vos livres à la page 118, on va corriger les devoirs.    Tout en suivant ce qu’on faisait, je glissais quelques mots pour que Yvy apprenne à être forte et je lui disais aussi que je n’aimais pas trop la façon dont elle était toujours du côté de Dona. Elle ne cherchait jamais à connaître mes explications mais, se plaçait toujours de son côté.     Ah ça! Dans un trio, quand tu es la troisième personne à intégrer le groupe, il y a très peu de chance que tu sois considéré au même niveau que les autres se considèrent entre eux.  — YVY : Tu as raison. Je suis navrée. — Pas grave! Suivons le cours!     Quand on a terminé, elle est allée prendre son taxi et moi j’ai attendu que Ray vienne me chercher.     À suivre…
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