La première semaine est passée et Ray a essayé plusieurs fois de m’aborder alors que je rentrais des cours mais je l’ignorais même comme je me sentais triste en le faisant car pour moi, il ne le méritait pas. Mais bon, je voulais éviter les problèmes.
La veille de lundi c’est-à-dire dimanche, j’ai étudié mes cours ce soir et je me suis endormie sous un sommeil paisible et tout, tel un bébé avant de me réveiller le lendemain matin à 6h30 pour m’apprêter pour l’école.
Les filles et moi on avait convenu qu’on se verrait tous les matins devant le lycée et qu’on ferait notre entrée et c’est ce qu’on fit une fois de plus ce jour.
Comme d’habitude, les regards furent sur moi et parmi les gens qui me regardaient, il y avait Ray.
Il semblait nerveux ou plutôt, il devint nerveux quand il me vit.
Il était déjà habillé en t-shirt et en short et avait dans sa main droite un ballon de basket-ball.
Son ami avec qui je le voyais à la pause les rares fois où je m’étais les pieds dehors lui parlait mais il ne semblait pas l’écouter.
C’est alors que je fis part de mon intention d’aller le voir à Dona et à Yvy.
— DONA : Ah, parce que c’est ton ami maintenant?
Elle avait l’air très nerveuse!
— Pas spécialement d’ailleurs, là n’est pas le sujet Dona! Il semble mal pourtant on a cours de sport tout à l’heure avec lui. Je vais voir ce qui se passe.
Je suis partie et une fois arrivée à destination, j’ai l’ai salué, ainsi que son ami. Ce dernier a répondu mais lui non. Je lui ai donc demandé de nous laisser seuls un instant ce avec politesse bien sûr et il l’a fait.
Pour une raison que j’ignore, j’ai jeté un coup d’œil sur Dona et Yvy.
Elles étaient en train de parler et Dona semblait très en colère.
Tout compte fait, j’ai fait ce que j’avais à faire.
— Bonjour encore Ray! Je constat que tu n’as pas une bonne mine! Qu’y a-t-il?
— RAY : Ah, parce que tu t’inquiètes pour moi maintenant Luna?
— Mais Ray!!!!
— RAY : Tu n’as pas besoin de le faire puisque je ne suis rien! Tu parles à tous ceux qui t’approchent mais quand c’est moi, tu me fuis! Vas-y, j’te laisse!
Avant même de dire quoique ce soit, il est parti.
Ça aurait été avant, j’aurais eu honte mais là, j’étais plutôt triste car ce qu’il avait dit était vrai.
Il est vrai que c’est parce que je voulais éviter les problèmes mais, ce n’était pas une raison suffisante. Il y en avait une autre que j’ignorais encore.
Je suis retournée voir celles que je pensais être mes amies et je leur ai demandé ce qui n’allais pas tout en mentionnant qu’elles étaient dans une mine pas bien.
— YVY : Luna tu sais...
— DONA : Tu la fermes Yvy! Il n’y a rien Luna, il n’y a rien! Sinon, Ray tkt dit qu’il a quoi?
J’avoue que des fois, je me demandais comment Yvy faisait pour garder son calme face à ce genre de mépris.
— Je n’apprécie pas la façon dont tu viens de parler à Yvy! Je pense que tu devrais t’excuser!
— DONA : Tu n’as toujours pas répondu à ma question!
— Avec tout le respect que je te dois non seulement en tant que mon aînée mais aussi en tant que ma meilleure amie, je ne répondrai pas à ta question tant que tu n'auras pas demandé pardon à Yvy!
— DONA : (Auteure :(f*******:) : Les Écrits d’une Inconnue.) Yvy ne se plaint pas. Pourquoi le fais-tu à sa place?
— LUNA : C’est normal qu’elle ne se plaigne pas puisqu’elle a peur! Tu l’influences tout le temps! Tu la rabaisses, et l’insultes! Dona, ça ne se fait pas et ce n’est pas la première fois que je te fais cette remarque et plusieurs autres personnes te l’ont déjà aussi faite!
— YVY : Merci Luna mais ne t’inquiète pas, o n’y a rien de mal à cela! C’est vous qui voyez les choses ainsi!
— DONA : Bah voilà! On veut toujours me faire passer pour la méchante pourtant! Si tu ne voulais pas me dire pour Ray, il fallait me le faire savoir plutôt que de prendre un prétexte bidon pour ne pas me répondre! Yvy, viens on part!
Elles sont parties et je suis restée seule.
Ne sachant quoi faire ni penser, j’ai marché lentement et je suis allée en classe.
J’ai constaté qu’elles avaient changé de place avec deux filles. Elles étaient allées s’asseoir sur leur place et ces dernières étaient venues s’asseoir sur notre banc habituel. Je ne voulais pas m’asseoir au milieu d’elles alors, j’ai supplié une fille du premier banc pour qu’on échange nos places rien que pour la journée et toute souriante, elle a accepté.
C’était toujours sur la rangée du milieu. Je me suis assise là, et je me suis adossée sur la table en attendant le professeur et son élève-collègue.
Quand ils sont arrivés, on m’a fait signe discrètement et je me suis redressée.
J’ai regardé Ray et il a fait de même. Il avait une mauvaise mine et moi aussi.
Décidément, c’était notre jour!
Quelques minutes plutôt, c’était lui et là, je le rejoignais comme s’il m’avait contaminée.
—Bonjour à tous et à toutes! La semaine dernière, nous avons fait une théorie concernant le basket et cette semaine, on va faire la pratique. J’espère que chacun de vous a apporté son maillot de sport comme convenu, a dit le professeur.
Certains élèves ont dit oui, d’autres non.
Il a grondé ceux qui ne l’avaient pas en leur disant qu’il ne voulait plus que ça se reproduise puis, il leur a demandé de laver la classe pendant les deux heures de sport.
Nous sommes allés au vestiaire nous habiller et nous sommes allés au stade de l’établissement. J’étais avec deux filles avec qui j’étais assise au premier banc. L’une s’appelait Raïssa et l’autre Vanessa.
Je ne savais même pas quoi leur dire. On était juste ensemble mais Dona et Yvy ne cessaient de nous regarder.
Auteure : (f*******: : Les Écrits d’une Inconnue).
Après cela, nous sommes allés au stade tous ensemble, les élèves de notre classe et nous.
Ray nous a rappelé les règles à suivre.
Il s’est chargé de diviser la classe en deux, pour former deux équipes. Je n’étais pas avec Dona et Yvy.
Nous avons commencé à jouer.
J’avais porté un colant rose, une basket blanche et un t-shirt blanc.
C’était très léger et ça me permettait de bouger facilement.
J’aimais bien, même comme je ne savais pas jouer et puis, le fait de voir les yeux de Ray sur moi tout le temps le gênait un peu même si c’était mignon de sa part ».
Alors que j’étais concentrée à le regarder me regarder, je me suis faite bousculée accidentellement par un élève garçon et je suis tombée. J’avais très mal aux genoux.
La première personne qui est venue vers moi c’est lui.
Les autres ont suivi bien que Dona n’était pas là. J’ai vu Yvy venir vers moi mais elle a attrapé sa main.
— Jouez, je vais m’occuper d’elle, a- t-il dit aux élèves.
— Bravo pour ton geste Ray, lui a dit le professeur. Amène la directement à l’infirmerie (en venant vers nous). Ça va Luna?
— Aïe oui mais j’ai mal aux genoux!
— RAY : Je suis là!
— Il va t’amener à l’infirmerie et tout ira bien d’accord?
— Oui monsieur!
Je ne sais pas ce qui s’est passé mais tout d’un coup, je me suis retrouvée dans les bras de Ray. Il m’avait portée comme les mariés portent souvent leurs femmes.
Il marchait précipitamment pour qu’on arrive vite. Tous les regards étaient fixés sur nous.
Une fois hors du stade, je lui ai dit quelques mots:
— Merci beaucoup Ray, merci infiniment!
— RAY : Je ne fais que faire ce que j’aurais fait si ça avait été quelqu’un d’autre!
— Ah!
— RAY : Quoi?
— Euh je t’ai déjà vu en colère plusieurs fois c’est vrai mais au fond tu es gentil!
Il est resté calme puis, il a dit:
— RAY : Je t'emmène à l’infirmerie.
J’ai voulu le taquiner un peu et j’ai dit:
— Je ne pèse pas?
Tout pâle, il a répondu:
— RAY : Si tu faisais 200kg, je dirais oui mais là tu n’en fais même pas 60.
Il me l’a dit sans sourire. Un peu comme si je l’agaçais.
J’ai vu ça d’un mauvais œil et je lui ai demandé de me faire descendre et il a accepté sans contester.
On a marché directement vers l’infirmerie.
L’atmosphère qui régnait était bizarre alors, je l’ai stoppé pour lui demander ce qui n’allait pas.
— RAY : Tu veux vraiment savoir ce qui ne va pas?
— Oui Ray! Aïe mes jambes!
J’avais vraiment mal. Je me suis baissée pour les masser un peu. Il m’a relevée et tirant doucement ma tête vers lui.
Il a commencé à me regarder et j’ai senti sa respiration s’accélérer comme s’il avait couru pendant cinq heures.
— RAY : Je suis navré pour ta pour ton mal, ça va aller et si tu tiens tant à savoir ce qui ne va pas, eh bien…
Il a passé sa main derrière mon cou et m’a ramenée vers lui délicatement et là, il s’est mis à m’embrasser.
Ça a duré combien de temps? Une seconde? Deux? Trois? Je ne sais plus mais c’était plus que ça!
Je ne sais pas ce qui s’est passé mais, je lui ai donné une gifle avant de m’en aller tout en boitant et ce après lui avoir dit:
— Ne t’approche plus jamais de moi!
— RAY : Luna, Luna! Ô mince!
Je l’ai regardé, j’étais triste et lui aussi. Ça se voyait dans son regard.
Je ne suis même plus allée à l’infirmerie mais au vestiaire des filles et je suis restée là à masser mes jambes pendant à peu près vingt minutes avant de retourner voir les autres.
Mais je suis restée à l’écart, je ne jouais plus.
Ray était mal, il n’était plus à fond dans ce qu’il faisait. Le professeur l’a remarqué et lui a demandé de qui ne va pas. Il lui a dit qu’il n’a rien et il a continué ce qu’il faisait.
Durant toute la journée, j’étais dans mon coin. Je ne voulais parler à personne et j’avais hâte que le soir arrive vite pour rentrer à la maison et c’est finalement arrivé.
Je suis rentrée et je me suis jetée dans mon lit avant de laisser couler quelques larmes de mes yeux.
Plusieurs choses s’étaient passées ce jour. D’abord Dona et Yvy qui m’avaient une fois de plus mise à part lors d’un problème et j’étais en colère, puis, il y avait Ray.
En fait, on aurait dit que j’étais un peu troublée quand il s’agissait de lui.
Au fond de moi, je ne le détestais pas mais, il y avait quelque chose d’autre qui me troublait.
Puis, j’ai repensé à ce b****r et à ses lèvres douces et bonnes et je me suis demandée pourquoi je l’ai giflé et ce qui m’a poussé à le faire.
À suivre…