Sixième chapitre.

1897 Mots
Le sommeil a eu raison de moi et je me suis endormie.     Quelques jours sont passés et je ne suis pas allée voir Dona et Yvy. D’habitude quand on se disputait ou plutôt la plus part du temps, j’allais les voir pour qu’on arrange les choses car j’estimais que c’était ça la maturité. Mais là c’était de trop. Elles avaient décidé elles-mêmes de s’éloigner de moi donc, j’attendais qu’elles reviennent à la raison elles-mêmes et cela n’a pas tardé puisqu’un samedi, j’ai reçu un message de leur part disant qu’elles  voulaient passer à la maison et j’ai accepté.     Il devait être 10h. Mes parents étaient sortis avec leurs amis et moi j’étais seule, attendant Dona et Yvy. Elles sont arrivées à la maison vers 12h et l’atmosphère était bizarre au départ puisque nous sommes restées là pendant près de dix minutes à nous regarder sans rien dire. Il a fallu que je brise ce silence qui n’avait pas lieu d’être et qui semblait très gênant à la limite. — Je vois que si je ne parle pas, personne ne le fera. Je peux savoir pourquoi vous êtes venues chez-moi? — YVY : Pour te demander pardon Luna. On aurait pas dû s’éloigner de toi, en plus à cause d’un problème aussi minable! — DONA : Exactement! Je me fâche parce que je lui ai posé une question sur Ray et  elle n’a pas répondu! Quelle conne je suis ah mince!     Je comprenais Yvy car elle avait l’air sincère. Mais Dona me semblait fausse, surtout avec les gestes qu’elle faisait quand elle parlait. Tout compte fait, je n’ai pas voulu m’attarder sur les détails et je leur ai accordé mon pardon. Mais tout n’est pas redevenu comme avant tout d’un coup mais, avec le temps! Ça a pris quelques semaines pour que nous redevenions aussi complices qu’avant et que les gens enviaient notre amitié à l’école.    On se disait tout, enfin presque puisque je ne leur avais pas parlé de Ray. J’avais décidé de garder ça pour moi car dans la vie, on ne dévoile pas toujours tout non? Et puis, qu’est-ce que je pouvais bien leur dire? Qu’il avait voulu me connaître et j’ai refusé parce que je ne voulais pas que les filles qui l’aiment me créent des ennuies? Ou plutôt qu’il m’avait embrassée sans mon consentement et que je me suis laissée aller pendant quelques secondes avant de le gifler? Ou encore que depuis cette gifle, je ne le voyais plus, en dehors du lundi matin, pendant l’heure du sport et qu’il commençait à me manquer sans que je ne sache vraiment pourquoi? Qu’est-ce que je devais dire concrètement et où devais-je commencer? C’était trop compliqué et j’ai décidé de me taire.     Eh oui, Ray venait dans notre secteur uniquement les lundis, à l’heure de sport et après ça, il rentrait dans son secteur. Un secteur que je n’avais jamais vu d’ailleurs mais dont j’étais prête à y mettre les pieds.     C’était un jeudi soir, on avait fini les cours. Dona et Yvy ont pris leur taxi comme d’habitude mais moi, au lieu de prendre le mien, je suis allée dans son secteur avec l’aide d’un élève qui m’a montré le chemin bien sûr. Et puis, ce n’était même pas loin du nôtre. C’était juste à quelques mètres pour ne pas dire centimètres.     Je suis arrivée là-bas et je n’ai vu personne devant les salles de classe. « Ah, ils sont tous partis », ai-je murmuré dans mon cœur avant de balader mes yeux dans tous les sens pour voir s’il était là et oui, il était bien là mais, pas seul. Il était au stade de basket avec ses amis. Ils étaient assis et me regardaient délicatement et c’est lui qui tenait la balle dans sa main. Il était vraiment accro au basket celui-là.     Je suis allée les voir en marchant doucement car je ne savais pas trop comment ça allait se passer et puis, je ne savais pas s’il allait accepter de me voir ou s’il allait me repousser. La deuxième option me faisait peur et je me disais que qu’il la choisissait, j’aurais la honte de ma vie.     Une fois au stade, ses amis ont commencé à me saluer et certains disaient « waouh, quelle beauté! ». Ils étaient au nombre de cinq. Ils sont tous venus vers moi pour me draguer. C’était incroyable! Et la personne même pour qui j’étais venue était là, assise sur les escaliers du stade, la tête baissée. — S’il vous plaît, étiez-vous en train de jouer? Si oui, avez-vous fini ou bien vous reprendrez plus tard? — Là on fait une pause de quelques minutes mais si tu veux rester avec nous pour qu’on papote un peu, il n’y a pas de souci. A dit l’un. — Oui, allons nous asseoir! A dit l’autre. Tu t’appelles comment? Tu es très jolie! — Je m’appelle Luna, merci pour le compliment! — Es-tu en couple? A demandé un autre!     J’ai regardé Ray et ii a fait de même avant de baisser la tête une fois de plus. — Euh non je ne le suis pas mais mon cœur n’est pas à prendre. Veuillez m’excuser.     J’ai lancé un petit sourire et je suis allée m’asseoir près de Ray et j’ai déposé ma main sur son épaule. — Ray? — RAY : Je croyais que tu ne voulais plus que je m’approche de toi! — Tu as raison et je te remercie de l’avoir respecté mais là, c’est moi qui suis venue vers toi!     Il avait toujours la tête baissée et avait l’air pensif. Ses amis se sont assis à côté pour nous observer et comme j’avais ma main sur son épaule, ils ont compris que je le connaissais. — RAY : Et pourquoi l’as-tu fait?     J’ai enlevé sa main de son épaule et après avoir respiré un grand coup d’air, je lui ai dit avec une voix calme. — Je ne sais pas, Ray!     Il m’a lancé un regard mais vraiment noir! — RAY : Bien! Quand tu seras, tu viendras me voir pour qu’on en parle d’accord?     Il s’est levé et est allé voir ses amis. — RAY : Mecs, on reprend! — Ouais! Vous êtes prêts les gars?     Ils ont tous dit « oui » et ils ont commencé à jouer devant moi. J’étais assise là et je les observais. Ray était vraiment le meilleur comme les gens de l’école disaient. Lui seul avait réussi à marquer dix paniers et le deuxième d’entre eux en avait marqué trois. On s’imagine à quel point il était bon!     Ils ont fini et alors qu’ils ramassaient leurs choses pour partir, il a commencé à pleuvoir. Seule, je suis allée me placer devant la véranda d’une classe pour que le toit me protège car je n’avais pas de parapluie sur moi.     Je l’ai vu sortir du stade avec ses amis pour partir et je me suis écriée dans mon cœur « s’il part vraiment sans venir vers moi, je ne lui parlerai plus jamais ». Quelques secondes après, ils ont disparu du champ de ma vision et là, une colère est montée en moi. Je suis restée là, debout, toute triste, en attendant que la pluie s’arrête pour rentrer à la maison lorsque soudain, je l’ai vu revenir. Il est venu me voir en courant. Il pleuvait vraiment sur lui. — Ah, tu es revenu! — RAY : Tu as cru que j’allais partir et te laisser là? — C’est possible, je ne te connais pas vraiment Ray! — RAY : On devait parler d’un championnat, c’est pourquoi je les ai suivis! On en a parlé et c’est bon! — Un championnat, c’est bien! — RAY : Qu’entends-tu par « je ne te connais pas vraiment » Luna? — C’est vrai Ray! Je ne te connais pas vraiment! — RAY : Pourquoi à ton avis? Tu ne me laisses ni te parler, ni te voir mais quand ce sont les autres, tu es plutôt ouverte! Regarde mes potes par exemple, comment tu répondais à leurs questions tout en étant souriante et…     Il a commencé à hausser le ton. — Et quoi Ray? Attends, ne serais-tu pas jaloux par hasard?     Il est resté muet puis, quelques secondes après, il m’a dit: — RAY : Il est presque 18h déjà! Tu ne rentres pas? — Il pleut! Je vais attendre que la pluie cesse! — RAY : Et si ça ne s’arrête pas? — Je vais appeler mes parents pour qu’ils viennent me chercher après le boulot! Il se fera tard c’est vrai mais bon… — RAY : J’ai un pull dans mon sac qui va te protéger jusqu’à ce que tu prennes un taxi.     Il l’a enlevé et il l’a mis sur moi en toute douceur. Ça sentait son bon et doux parfum sans compter son odeur naturelle. C’était très agréable. — Merci mais, tu vas faire comment toi? — RAY : Ne t’inquiète pas pour moi! On y va? — Merci Ray! Oui, je suis prête!     Il a pris ma main et net quand on a franchi la véranda, le tonnerre ses mis à gronder et la pluie s’est accentuée sans oublier le ciel qui est devenu noir! — Haaaa! — Haha calme toi et si ça te fait peur bah, attendons que ça cesse alors!     Nous sommes retournés sur la véranda. — RAY : Ne ris pas Ray! Apparemment ça ne veut pas que je rentre…  — Ou plutôt « nous »…     Je l’ai regardé droit dans les yeux et je rappelle qu’il tenait toujours ma main. — Quoi « nous »? — RAY : Ça ne veut pas « qu’on rentre ».     Il me l’a dit avec une voix très douce, tout en me regardant dans les yeux. Il a pris mon autre main avec la sienne et il s’est plus rapproché de moi. J’ai commencé à respirer fortement et j’ai dit avec ma voix rock qui avait l’habitude de sortir seulement quand je venais de me réveiller  — Ray! — Oui Luna!     Il a laissé ma main droite et il s’est mis à caresser mes cheveux et mes joues, tout en me fixant dans les yeux. Ô mon Dieu, qu’est-ce qu’il était beau! Ses lèvres roses avaient un effet sur moi. Je comprenais pourquoi les filles l’aimaient tant… — RAY : Tu es tellement magnifique et je serais un menteur si je te disais que mon cœur n’accélère pas ses battements lorsque je suis près de toi.     Il a commencé à pencher sa tête vers moi. — Ray!!!! Ray… Ra… R…     Il m’a embrassée et cette fois-ci, je me suis laissée faire et ce jusqu’au bout. C’était sensationnel plus que la dernière fois puisque cet fois-ci, ça avait duré quelques minutes.     Quand on a fini, je l’ai regardé et il a fait de même puis, on a recommencé…     Après cela, il m’a prise dans ses bras et la pluie a commencé à baisser petit à petit… — Youpi ça baisse, on peut partir! — RAY : Prête?     Il souriait. — Bien sûr que je suis prête!     Je souriais aussi.     Nous sommes partis en courant et au moment de prendre le taxi, il m’a embrassée encore avant de noter mon numéro sur feuille.     Je suis rentrée ce soir avec une joie indescriptible à cause de ce qui s’était passé entre nous et j’attendais son message avec impatience…     À suivre…
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