Il s'installe à côté de moi. Des effluves fétides de transpiration qui arrivent par vagues selon les gestes qu'il fait, me donnent des haut-le-cœur. Je me félicite d'avoir proposé cette entrevue dehors. Il commence par me dire tout le bien qu'il pense de ma mère. Toujours le même refrain. Ne se trouvera-t-il personne ici pour me dire sincèrement le fond de sa pensée ? Selon lui, c'était une femme pieuse, généreuse, disponible pour les autres qui avait su lui accorder sa confiance et il commence à me faire l'historique de leurs relations. Je ne le supporte déjà plus. Je lui dis : – Venons-en à l'essentiel, je vous prie. Il est tout d'abord surpris, puis complètement décontenancé comme s'il avait un trou de mémoire. Il bafouille, je le force à emprunter un chemin auquel il ne s'était pas p


