Chapitre II

3211 Mots

IIIl sort la tête. C'était près de deux mois après l'éboulement. Il aurait fallu, pour le voir, avoir l'œil et les ailes de l'aigle qui tourne en rond dans les hauteurs de l'air, d'où il dirige vers nous un regard perçant et méticuleux, distinguant aussitôt ce qui vit de ce qui ne vit pas, ce qui bouge de ce qui est immobile, ce qui est animé de ce qui est inerte ; étant au-dessus des choses avec son œil petit et gris pour qui la distance n'est rien, mais bien le moindre mouvement, le moindre changement dans la disposition des objets ou des êtres, comme quand le lièvre fait ses gambades, comme quand l'enfant de la marmotte sort de son trou. Lui, personne ne l'a vu, parce qu'il était trop petit, trop perdu au milieu de ce grand désert de pierres. Seul l'aigle l'aurait vu, parce que la t

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