Chapitre III

1509 Mots

IIIThérèse était montée, ce soir-là, jusqu'à un petit jardin qui appartenait à sa mère et était situé un peu au-dessus du village, pas très loin du chemin qui mène à Derborence. Car elle avait quand même continué à vivre, et le petit aussi était vivant en elle. Elle continuait à vivre ; elle était debout, elle allait, elle venait, elle avait même recommencé à travailler. Il y a maintenant huit veuves et trente-cinq orphelins au village, mais elles vivent, et eux aussi ; c'est comme ça. L'arbre qu'on fend par le milieu se cicatrise. Le cerisier qui est blessé élabore une gomme blanche dont il recouvre sa blessure. Elle était seulement un peu tirée et maigre, et un peu pâle sous son hâle, étant tout habillée de noir. Elle se baissait, elle se redressait ; quand elle se penchait en avant,

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