IVIl s'était réveillé vers la fin de l'après-midi. Il avait dormi cinq heures d'affilée. Il ne sait plus où il est. C'est Antoine. Il regarde autour de lui, il voit que le soir va venir, mais pourquoi il est là, tout seul, et pourquoi il est dans ce fond de gorge, c'est ce qu'il ne se rappelle plus. Il s'était assis dans la mousse ; il a commencé à avoir froid, voyant que le soleil l'a quitté dans sa course pardessus les montagnes, qui à présent sont entre le soleil et lui ; il se touche de nouveau par tout le corps, appliquant ses mains sur ses jambes, sur sa poitrine, se demandant : « Qui est-ce ? » et puis il se dit : « C'est moi. » Il a été content, il se met debout. Il ne sait plus très bien où il va ; il ne sait plus très bien non plus d'où il vient, à cause d'un grand désordre


