Ses patrons ne le houspillent jamais. Ils le traitent humainement, aussi bien que possible, mais jamais ne lui offrent la moindre parcelle d’affection. Il dort chez eux, mange avec eux, partage quelques moments d’échanges, banals et sans intérêt. Comme il est finalement peu sollicité, il rend visite à sa maman Jeanne, qui se préoccupe toujours autant de lui. Ses fils sont partis apprendre un métier chez un patron : un cordonnier et un pâtissier. Elle entretient sa fermette et Pierre se fait un plaisir de lui rendre service, même au-delà des limites fixées par le docteur et qu’elle ignore. Jeanne est bien la seule personne au monde à lui prêter attention ! C’est à elle qu’il confie ce vague désir de faire de la mécanique. Sans le décourager, elle le prévient que les places sont rares et son


