LIV

916 Mots

LIVL’essence de cette région est l’oubli… Quiconque est plongé dans l’Océan du cœur a trouvé le repos dans cet anéantissement. Le cœur n’y trouve autre chose que le ne pas être… (Ferideddin Attar, poète persan.) Il y avait réception chez Izeddin-Ali-effendi, au fond de Stamboul : la fumée des parfums, la fumée du tembaki, le tambour de basque aux paillettes de cuivre, et des voix d’hommes chantant comme en rêve les bizarres mélodies de l’Orient. Ces soirées qui m’avaient paru d’abord d’une étrangeté barbare, peu à peu m’étaient devenues familières, et chez moi, plus tard, avaient lieu des réceptions semblables où l’on s’enivrait au bruit du tambour, avec des parfums et de la fumée. On arrive le soir aux réceptions de Izeddin-Ali-effendi, pour ne repartir qu’au grand jour. Les distanc

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