LV

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LVTous ces bruits des nuits de Constantinople sont restés dans ma mémoire, mêlés au son de sa voix à elle, qui souvent m’en donnait des explications étranges. Le plus sinistre de tous était le cri des beckdjis, le cri des veilleurs de nuit annonçant l’incendie, le terrible yangun vâr ! si prolongé, si lugubre, répété dans tous les quartiers de Stamboul, au milieu du silence profond. Et puis, le matin, c’était le chant sonore, l’aubade des coqs, précédant de peu la prière des muezzins, chant triste parce qu’il annonçait le jour, et que, demain, pour revenir, tout serait de nouveau en question, tout, même sa vie ! Une des premières nuits qu’elle passa dans cette case isolée d’Eyoub, un bruit rapproché, dans l’escalier même du vieux logis, nous fit tous deux frémir. Tous deux nous crûmes e

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