Le lieutenant de Dante. Il observa Eidan comme on observe un prédateur qu’on ne connaît pas encore. — C’est toi qui l’as, dit-il sans préambule. Eidan ne nia pas. — Oui. Le lieutenant s’approcha d’un pas, méfiant. — Elle a tué Dante. Si tu nous la livres… on finit ça vite. Et le Diable s’effondre. Eidan le regarda, tranquille. — Non. Le lieutenant plissa les yeux. — Tu refuses ? Eidan soupira, presque ennuyé. — Je refuse qu’on me prenne ce qui m’appartient. Le lieutenant eut un rire sec. — Elle ne t’appartient pas. Elle était au Diable. Eidan fit un pas en avant. Pas menaçant. Juste… certain. — Plus maintenant. Le lieutenant se crispa. — Si tu ne la livres pas, tu déclares la guerre. Eidan inclina légèrement la tête. — La guerre, murmura-t-il, c’est quand deux camps on


