Quand on arriva au boulevard de Clichy, la voiture roula plus vite, on entendit l’essoufflement du monde, la hâte inconsciente du cortège, pressé d’en finir. Ce que Bourras ne disait pas nettement, c’était la misère noire où il était tombé, la tête perdue dans les tracas du petit boutiquier qui sombre et qui s’entête pour durer, sous la grêle des protêts. Denise, au courant de sa situation, rompit enfin le silence, en murmurant d’une voix de prière : – Monsieur Bourras, ne faites pas le méchant davantage... Laissez-moi arranger les choses. Il l’interrompit d’un geste v*****t. – Taisez-vous, ça ne regarde personne... Vous êtes une bonne petite fille, je sais que vous lui rendez la vie dure, à cet homme qui vous croyait à vendre comme ma maison. Mais que répondriez-vous, si je vous consei


