VIIIQuelques jours plus tard, Wennaël emmena sa sœur et Annonciade en voiture le long de la côte. Un peu de brume s’étendait à l’horizon et de tranquilles nuages cachaient le soleil depuis le matin. Aujourd’hui, la mer avait une teinte superbement verte – la nuance des yeux de Wennaël. Annonciade pouvait les comparer à loisir, car M. de Pendelon était assis en face d’elle et il la regardait sans cesse. Il semblait aujourd’hui soucieux, rêveur, presque taciturne. De son côté, Annonciade restait volontiers silencieuse. Elle se sentait gênée, de plus en plus, depuis quelques jours. Il lui semblait que M. de Pendelon s’intéressait beaucoup trop à elle, à ses moindres faits et gestes. Était-ce, aussi, une illusion de sa part, d’avoir cru revoir à plusieurs reprises, dans son regard, cette arde


