IVMidi approchait quand M. de Pendelon atteignit le petit sentier ménagé comme raccourci au flanc de la hauteur. Les murs roux du pavillon se dressaient près de lui, à demi couverts des grappes mauves de la glycine. Wennaël les contourna, ouvrit la porte et se trouva chez lui, dans la petite demeure silencieuse où son valet de chambre l’avait précédé le matin. Mais il ne fit que la traverser. D’un pas alerte, il gagna le jardin et descendit jusqu’à la seconde terrasse. Près du petit bassin ovale, Annonciade, debout, groupait entre ses doigts des branches de lilas. Elle tourna la tête au bruit des pas et la chaude lumière de midi se répandit sur son visage tout à coup un peu rougissant, sur ses yeux qui souriaient. – Ah ! vous voici, monsieur. – Mais oui. Vous voyez que je n’ai pas fait


