IIICet entretien avec M. de Pendelon, fidèlement rapporté par Annonciade à ses grands-parents, devint le point de départ de relations fréquentes et cordiales entre les Labarède et leur hôte. Celui-ci, désireux de se documenter sur l’ancienne Provence, ne pouvait puiser à meilleure source qu’en s’adressant à M. Labarède. Aussi, fort souvent, vers la fin de l’après-midi, le voyait-on venir le long de la terrasse, souple, élégant, son chien sur les talons. Il saluait Mme Labarède et Annonciade, puis s’asseyait de façon à avoir en face de lui, ou de profil, le charmant visage de la jeune fille. M. Labarède ne tardait guère à paraître, joyeux, empressé, tout prêt à satisfaire la curiosité de l’étranger au sujet de sa chère Provence. Et l’on parlait ensuite de bien d’autres choses. Que ce fût su


