III

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III J’ai toujours contemplé avec un pieux respect et avec un sourire d’attendrissement ce qu’on appelait l’esclave ou l’affranchi dans l’antiquité, la nourrice en Grèce, ou dans le Moyen Âge le domestique, c’est-à-dire la partie vivante de la maison en France, la famille en Italie et en Espagne, véritable nom de la domesticité, car le domestique n’est, au fond, que le complément, l’extension de cette chère et tendre unité de l’association humaine qu’on appelle la famille ; c’est la famille moins le sang, c’est la famille d’adoption, c’est la famille viagère, temporaire, annuelle, la famille à gages, si vous voulez ; mais c’est la famille souvent aussi aimante, aussi désintéressée, aussi payée par un salaire de sentiments, aussi dévouée, aussi incorporée à la considération, à l’honneur, à

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