VII « Geneviève, lui dis-je, vous ne vous reposez donc jamais ? – Oh ! monsieur, me dit-elle, je n’ai pas été faite par le bon Dieu pour me reposer. J’ai commencé à travailler le jour où j’ai pu me tenir sur mes jambes, et je travaillerai jusqu’au jour de ma mort. Nous avons bien le temps de nous reposer là-bas, ajouta-t-elle en me faisant un geste de la tête et du coude vers le cimetière pour ne pas perdre une des mailles de son tricot en dérangeant sa main. – Comment ! repris-je, vous avez travaillé si jeune ! Vous n’avez donc jamais été enfant, jamais joué avec les autres, jamais perdu le temps dans la rue, à la fenêtre, le long des buissons ? Votre mère était donc bien dure ou bien avare de badinage et de désœuvrement pour ses enfants ? Mais, alors, comment avez-vous, vous-même, l’a


