VIII

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VIII Je suis de Voiron en Dauphiné. C’est une belle bourgade au pied des montagnes ; les eaux y sont douces pour blanchir les toiles ; le pain y est bon ; les châtaignes n’y sont pas chères pour les pauvres gens ; le peuple y est gai, remuant, entendu au commerce et un peu rieur comme en Dauphiné ; les filles et garçons y ont de belles couleurs sur les joues, comme si le froid des neiges voisines les pinçait. On ne dirait pas que j’en suis, moi, quand on voit comme je suis pâle ; mais c’est que, voyez-vous, je n’ai jamais été à l’air, j’ai toujours vécu à la maison ; cela enlève les couleurs : c’est comme ces plantes que monsieur le curé tenait à l’ombre sous l’escalier… – Ses hortensia ? achevai-je. – Oui, dit-elle, c’est comme les hortensia ; cela reste violet comme une lune sur la ne

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