CHAPITRE 7 : Les deals
J’aperçus mon père tout juste devant moi, me fixant à son tour le sourire aux lèvres. J’étais bien sur très surpris mais cela avait moins d’importance puisque j'étais plus joyeux qu'autre quelconque sentiment. Je m'approchais de plus près, même sachant la bêtise que je faisais je ne pouvais pas m’empêcher de m’arrêter. Dans son regard, on lisait son impatience à ce que je me rapproche mieux. Ces yeux m'hypnotisais, son sourire me transperçait de fierté. L’homme que j'admirais le plus au monde devant John Wick était devant moi. Il me tendit les bras, me demandant de l’accolader. Je ne pu m’empêcher de vouloir le faire, je m'approchais plus m’apprêtant à me jeter dans ses bras lorsqu'une main venant de derrière me stoppa automatiquement me tenant par le bras.
-Arrête Koffi, ne fais pas ça.
- Mais c’est mon père.
- Que qu'en soit l'image que te montre cette chose ce n'est pas ton père. Tu l'as bien dit ce Djine est bien rusé, donc ne tombe pas dans son piège.
Malgré ces propos, je n’arrêtais pas de le regarder, je ne pouvais cesser de lui fixer dans les yeux comme s’ils me détiennent. Subitement j'eu ma joue se chauffer très douloureusement qui me fit reprendre mes esprit. En revenant dans mon état normal j'ai compris que Victoria m'avait mise une bonne claque, assez forte pour me faire voyager d'une réalité à une autre. C'est en ce moment que je me rends compte qu’elle venait de me sauver la vie, avant de me retourner vers notre invité, qui reprit autre forme. Cette fois celle d'un grand et gros serpent à multiples têtes. Même sachant que c’était un Djine que j’avais moi-même appelé qui nous jouait de mauvais tour, j’avais pourtant envie de détaler. Mais si je l'osais nous serions tous deux foutus.
Victoria prit peur plus que moi, mais comme j’étais toujours là devant le serpent qui ouvrait grandement sa bouche à mon visage sans que je ne m’enfuyais, elle prit ses deux courages à main et fit pareil. Après ces grimaces le serpent redevint un homme, habillé tel un pharaon, tout en or le crâne rasé me fixant encore une fois.
- Alors c’est quoi la raison de ma présence ici jeune homme ?
- Je vous ai appelé
- Oui j’avais remarqué puisque je suis là. Alors dites-moi que me vaut cette invitation à venir ?
- Nous avons besoin de votre aide.
- Intéressant, c’est toujours joyeux d'aider des êtres humains en besoin mais avant soyons vraiment certains que vous êtes prêts à bénéficier de mon aide.
- Sans aucun doute
Disais-je.
- Je n'ai entendu qu’une seule réponse. Je veux les deux réponses
Alors je me retournais vers Victoria qui ne répondait toujours pas noyée dans la peur. Je lui touchais l’épaule de mes mains comme pour la rassurer avant qu’elle ne le dise.
- Prête à bénéficier de ton aide.
Répétait-elle la voix tremblante.
Sa présence qui avait illuminé les lieux nous laissait la chance d’apercevoir son visage pendant toute la négociation.
- Maintenant que tous sommes d’accord, dîtes moi ce en quoi pourrais-je vous apporter ma grande aide.
Je ne me souciais pas de son gestuel se mettant soi-même en valeur, comme tous ici on l'air de se croire glorieux. Je m'approchais alors de Victoria, poussant sa robe en haut, donnant vue sur la jambe déjà à moitié pourrie. Il l'a regardait comme à la fois dégouté et gais avant de dire.
- Je remettrai cette jambe dans son état normal en un seul clin d’œil.
- Donc faîtes-le.
- Oh mon cher, ce n'est pas aussi facile de bénéficier de mes services, faudrait quelques chose en retour.
- Comme quoi ?
- Comme une chose à la grandeur de mon acte.
- Soit plus précis.
- Disons que je veux un truc de spécial en retour
- Tu es assez malin pour arriver à tes fins tout seul non ?
- Oui mais parfois, j’ai des bâtons dans les roues.
- Comme tout le monde.
- Et c’est justement de ces bâtons dont je veux que tu m'en débarrasses.
Je jetais un coup d'œil à Victoria qui est presque arrivée à son terme, la jambe tendue, puante camouflant sa bonne odeur corporelle, me regardant avec un air d’espoir. Puis je me retournais vers ce Djine qui n’arrêtait pas de se la raconter.
- J'ai vu dans tes yeux une semblance d’amour à l’égard de ta petite protégée.
- Arrête de raconter n’importe quoi et dit moi quoi faire.
- Tu dois me tuer quelqu’un.
- Quoi ?
- Oui une créature malveillante pour être plus précis.
- Et qu'est ce qui te fais croire que j’arriverai à le faire ?
- Tu es déjà bien arrivé à tuer Babadjè non ?
- Comment le sais-tu toi
L'interrogeais pris de peur.
- A ton avis qui l'a confectionné cette robe à ta cheville ? Et aussi il y a l'odeur puante de son sang sur ta machette. En conclusion tu as la capacité de faire ce que je te demande même si bien vrai que ton prochain adversaire n'a rien avoir avec ce médiocre, égoïste de Babadjè.
- Ce qui veut dire ?
- Il est plus puissant et méticuleux dans le m******e. Mais apparemment tu n’as vraiment pas le choix à cause de ta chérie, si ?
- OK marché conclu.
En ce moment déjà Victoria était dans les vapes à cause de la douleur à la plaie. Elle qui a tant tenu jusque là. Ainsi, elle n'eut pas vent de la fin de la discussion entre le Djine et moi.
- Bien alors. Je viens de sceller ta parole à un sort qui risque de te dévorer au cas où tu ne respecterais pas ton marché.
- Cela ne m’étonne pas de toi. Maintenant guérit la.
Il s’approcha d’elle, j’avais ma machette à la main en cas d’imprévu, il lui déversa sur la jambe une poudre noire écrasée qu'il sortait de nulle part sur la jambe. Et en quelques secondes la jambe de Victoria revenait à la normale. Elle ouvrit lentement ses yeux, revenant à la vie. Le Djine me souriait.
- Je viens de respecter le marcher.
- J’avais compris, maintenant où je trouve ton ennemis ?
- Ne sois pas pressé cher allié, au moment opportun il viendra à toi et là, tu sauras quoi faire.
- J’ai l’impression que tu me réserves pleines de surprise.
- Tu devines bien toi. Et je te préviens sur une chose. Si tu ne fait pas ta part du boulot ….
- Il y a un sort qui me pourrira en entier.
- Leçon reçu ! Mais bien avant ça la jambe de ta chérie redeviendra comme c’était toute pourrie. Au-revoir Cher Koffi- Codja.
Ensuite ils disparaissait d'un coup et tout reprit sa couleur normale du noire profonde. La lampe torche par contre nous éclairait un peu la vue. Je m'approchais de Victoria pour vérifier qu’elle allait bien au cas où le Djine me l’aurait fait à l’envers. Mais apparemment la jambe était intacte et elle se relevait en me demandant ce qui c’était passé. Je l'expliquais brièvement sans donner certains détails qui l'aurait choqué. Elle me souriait durant toute l’histoire comme impressionnée par l’événement.
- Merci Koffi-Codja.
- Je t’avais promis que tu ne mourras pas sous ma surveillance.
- Évidemment !
Me répondait-elle avant de m’approcher et me fit un bisou que je traiterai de frais sur ma joue droite. J’étais un peu gêné de constater que je méritais le bisou d'une femme juste quand je la suis d'une grande aide. Mais je me ressaisis lorsque je me sentais en même temps égoïste de penser ça d'une femme qui me croyait , me respectait et me secondait sans me juger depuis le début de la forêt magique jusqu’à ce moment. Alors nous marchions une partie de la nuit avant de nous reposer pour la journée qui vient. Une journée sûrement moins ou pire que la précédente. Une journée merdique que je passerai à la compagnie de cette jolie nana, qui plus belle encore les cheveux frisés. Et là, je me demandais comment arrivaient les autres à s’en sortir nous croyant peut-être pratiquement morts. Est-elle vivante aussi ? Je me posais, et j’espérais. Alida me revint à la tête bien sûr que je ne pouvais m’empêcher de sourire à chaque regard et geste de Victoria.
Le lendemain je me levais très tôt essayant d’aller chercher un truc à manger dans cette forêt terrifiante. Si non à part le surnaturel de cet endroit ce serait la fin qui nous butera. Ça fait plusieurs jours qu'on avait rien mis dans notre ventre si creux grognant de temps à autre. Je n’avais jamais eu à chasser auparavant, et je ne suis pas sûr d'y arriver. Puisque cela fait presque une heure que je tourne en rond sans aucune proie à ma vue. Mais j’étais tombé sur un grand arbre de pommes sauvages D’Afrique. Alors je m'empressais de grimper l’arbre et d’en cueillir le plus possible que mon bras en pouvait. Dès le début de la cueillette jusqu’à la fin j’avais la sensation d’être observé. Alors je me dépêchais à vite déguerpir des lieux.
Arrivé dans notre cachette de la nuit, je ne retrouvais plus Victoria. Une peur bleue m'envahit jusqu’à la nuque. Alors je ramassais les pommes dans la robe rouge puis je me mettais à la rechercher. Je criais son nom de toute mes forces pendant une quinzaine minutes puis j’entendis aussi mon nom un peu loin. Alors je pris mes jambes à mon cou priant qu'il ne lui arrive rien. Par chance je la voyais derrière un arbre hésitante à venir à moi.
- C’est vraiment toi Koffi ?
- Bien sûr mais qu’est-ce qui te prend ?
- Je ne crois pas que ce soit toi Koffi
- Mais c’est bien moi, j’étais allé chercher quelque chose à manger.
Toujours cacher derrière l’arbre, elle me regardait par moment vérifiant que c’est bien moi.
- Si c’est vraiment toi Koffi dit moi un truc que me le prouverait.
- Bah par exemple je sais que tu sens hyper bon même étant sans douche pendant des jours.
- C’est gentil mais pas convaincant
- OK regarde par exemple ce que je garde en main.
Lui disais-je montrant la robe rouge contenant les pommes sauvages.
- Tu vois cette robe ? Je l'ai piqué à un c*****d de bouc qui s’est transformé en loup essayant de te dévorer avant que je l’abatte puis ensuite j’ai invoqué un Djine pour guérir tes blessures.
- Ah c’est vraiment toi Koffi.
- Merde ! C’est moi petite têtue.
Elle sortait de derrière l’arbre souriante, comme si elle était enfin rassurée. Puis courue vers moi avant de se jeter dans mes bras qui la serraient très fort contre moi, inspirant profondément.
- Désolée, de m’être doutée de toi.
- T’inquiète pas.
- J’avais cru que tu m’avais abandonné et continuer seul puisque j’étais un poids de plus pour toi.
- C’est moi qui suis désolé de t'avoir laissé seul dans cet endroit horrible.
- C’est pardonné. Et j'ai cru qu'un esprit à prit ton apparence, se passer pour toi pour me tuer. Je suis paranoïa ou bien ?
- Non vu avec tout ce qui se passe dans cette forêt et ce que tu as déjà subi c’est très normal de réfléchir ainsi, c’est même plus sûr de réfléchir ainsi.
Alors j'enlevais mes bras pour ne pas me faire passer pour un pervers même si resté comme ça dans ses bras pendant des minutes m'aurait fait un bien de ouf. Elle recula à son tour comme ayant les mêmes pensées que moi.
- Alors dit moi qu'est ce que tu as trouvé ?
- Des pommes sauvages
- Tu es sûre qu’on peut les manger ?
- On n'a vraiment pas le choix. Mangeons et combattons ensemble ce qui nous arrivera ma grande.
- Je te fais confiance. Alors on fait ça mon grand.
Pendant qu'on causait en mangeant, j’avais toujours l’impression qu'on est toujours observé.
- Quittons ici Victoria.
- Il y a quelque chose ?
Demandait-elle inquiète. Et pour ne pas donner raison à ses soupçons je lui trouve un autre argument.
- Non, juste que l’endroit ne m'inspire pas trop confiance. Nous sommes un peu indiscrets. Cherchons un endroit plus discret.
-
D’accord.
Elle acquiesça de la tête et me prit la mains ainsi nous quittons cet endroit. Mais j’avais toujours l’impression d'être suivi. Alors j'essayais de vérifier ma machette, prudent.
Enfin on se sentait mieux après avoir engloutir les pommes de terres. Il y avait une dizaine on avait tout fini et maintenant il reste comment trouver à boire. Je tiens brusquement le bras de Victoria la forçant à marcher plus vite, là elle comprit que quelque chose n’allait pas.
- Qu'est ce qui se passe ?
- Ne pose pas de question et court, court !
En la poussant et elle se mit à courir, je faisais pareil avant de dévier brusquement du trajectoire, sortant immédiatement ma machette, puis je me jetais le corps entier en se servant de mon épaule, le propulsa contre un arbre, avant de lui envoyer ma machette au visage pour lui montrer la mort qui lui frôlait en pleine face lui laissant une chance
- Montre toi qui que tu sois !
Mais toujours rien.
- Ou je te fais goûter à mon cousin, la machette.
Puis je la vis apparaitre devant moi tout en vert contre l’arbre, belle telle une fée.
- Bordel mais qui es-tu ?
- Je suis la fée de la végétation de cette forêt
- Évidemment.
- Enchantée de vous connaître Koffi.
- Eh m***e ! Pourquoi connaissez-vous tous mon nom ici ?
- On a tous entendu parler de l’être humain qui a vaincu le grand Babadjè.
- Il n'était pas si grand !
- Peut-importe, vous l'avez fait et tous ici vous courent après.
- Quoi ?
- Oui d’autres vous voulant comme allié et la plupart vous prenant comme une menace puisque vous avez vaincu leur concurrent.
- Et fais chier !!!
- C'est qui elle ?
J’entendis par derrière reconnaissant la voix de Victoria.
- Eh ! Je t’avais dis de courir.
- Oui mais je ne pouvais pas te laisser seul affronter un monstre, je ne veux plus reproduire la même erreur qu’avec mon mari.
- Mais n'oublie pas que c’est ce qui t'a tenu envie jusque là.
- Et toi aussi.
Répondit-elle.
- Apparemment c’est la fée de la végétation.
- Elle est la à cause des fruits qu'on a mangé ?
- Pas exactement.
Répondit la fée.
- Tu vas la buter ?
- Je n’espère pas, et enchantée de vous connaître, madame Koffi.
S'empressa de sortir la fée de sa jolie bouche bien faite.
- Eh ce n'est pas ma femme !
- C'est ce que ça laisse penser.
- Alors pense autrement et donne moi une bonne raison de ne pas enlever ta tête de ton tronc.
- À part le fait que vous venez de manger mes fruits, euh.. je veux faire un deal.
- Non pas question que je refasse ça. J'ai déjà une grande dette à payer à un c*****d de Djine.
- Ça craint !
- Oui je sais fée de végétation.
- Bon le deal te revaudra sûrement ta porte de sortir.
- Tu te fous de nous là ?
- Je n'ai pas intérêt à voir ton cousin, la machette. Nous marchandons et je te donne un secret pour quitter cette forêt.
- Doutant mais intéressant, On marchande quoi alors, chère fée.