XIIUn ardent soleil d’été avait, toute la journée, embrasé les ruines de Castebard, et les fleurettes éparses aux alentours se penchaient languissamment encore, malgré la brise légère qui commençait à venir des montagnes, à cette heure tardive de l’après-midi. Deux jeunes filles apparaissaient sur la petite éminence. Emmanuelle et Claire profitaient de ces instants moins chauds pour faire jusqu’ici leur promenade quotidienne. Emmanuelle s’assit sur une grosse pierre couverte de lichen et Claire se mit à butiner parmi les fleurs. Quand elle eut fait son choix, elle vint s’asseoir près de sa cousine et se mit en devoir de réunir sa cueillette en bouquet. – Je ne sais pas pourquoi, Emmanuelle, tu n’es pas restée pour recevoir M. de Walberg ? dit-elle au bout d’un moment. – Je n’avais pas


