*** Dimanche 27 novembre, ils étaient entassés à cinq dans la fourgonnette de la gendarmerie, en route pour une reconstitution informelle en Lozère. C’était une idée de Thomas. Gwendoline, lui et Marine, accompagnés par M. Nogues et Mme Sezneg, étaient partis du Caylar en début de matinée et ils se dirigeaient vers l’ancien emplacement du camp d’où s’était échappée Élodie, vingt ans auparavant. — Vous pensez pouvoir retrouver l’endroit après tout ce temps, monsieur Nogues ? demanda la mère de Gwendoline. Les arbres ont dû beaucoup pousser. La nature environnante aura repris le dessus, tout aura changé d’aspect, non ? — Oui, mais cela n’a pas grande importance. J’ai si souvent arpenté les lieux, les premières années après la disparition, que je les connais comme ma poche. Ne vous inquiét


