IAussitôt une foudroyante explosion de fusils et de pierriers se fit entendre sur le pont du navire. Les tentes du fond s’ouvrirent, et le brillant cortège du dieu de la Ligne apparut enfin, au bruit d’impatientes acclamations. Les porte-voix augmentèrent l’étourdissant vacarme et répandirent au loin les plus étranges accents. En même temps une grêle épaisse de haricots était versée d’en haut, et rebondissait bruyamment sur le plancher. Deux gendarmes précédaient le cortège, ornés de longues moustaches dont les extrémités, après être retombées jusque sur leur poitrine, allaient se rejoindre belliqueusement derrière leurs oreilles. Ces vivants accessoires de toute fête bien organisée commencèrent par faire tournoyer leurs grands sabres, afin d’élargir autant que possible le cercle des cur


