Sylvia alla se coucher vers 3 heures du matin, se roula en boule sous les couvertures et se répéta que Angers allait bientôt rentrer. Il allait rentrer, réchauffer le côté froid du lit, et elle se réveillerait dans ses bras. Elle pleura longtemps cette nuit-là. Elle avait désespérément besoin d’évacuer son chagrin mais, de peur qu’on ne l’entende, elle s’efforça de libérer ses sanglots tout doucement, par saccades étouffées. Si la pression était forte, elle ne pouvait cependant pas se permettre de la relâcher d’un coup. Au fil des heures, cependant, son esprit s’apaisa, et son corps entra dans une sorte de mode veille – un état qui se rapprochait moins du sommeil que de l’animation suspendue. Réveillez-moi quand Angers rentrera. Elle dut néanmoins s’assoupir car, quand le téléphone sonna,


