Lorsqu’elle ouvrit les yeux, Sylvia avait la tête vide, une sensation merveilleuse qu’elle savoura quelques instants seulement avant que son téléphone sonne. Elle avait fini par s’assoupir, et le jour venait de se lever. – Oui ? répondit-elle, encore ensommeillée. – Je t’ai réveillée ? murmura une petite voix à l’autre bout de la ligne. – Casey ? – Je sais qu’il est très tôt, maman, mais t’avais dit que je pouvais t’appeler à n’importe quelle heure. À ses intonations tremblantes, Sylvia devina qu’elle avait pleuré. – Bien sûr, ma puce, affirma-t-elle en s’efforçant de maîtriser sa propre voix. Elle devait se retenir pour ne pas pleurer elle aussi mais, en même temps, elle se surprit à sourire dans la pénombre. C’était un tel réconfort d’entendre sa fille… – Tu vas bien, ma chérie ?


