Florence sourit et caressa machinalement son ventre encore a peu près plat. Ils n'avaient encore rien révélé aux parents et seul le regard professionnel du docteur avait décelé chez sa femme les premiers symptômes de la grossesse, à savoir une poitrine qui se modifiait et prenait chaque jour des rondeurs. Florence avait du déjà changer sa lingerie et acheter des soutiens gorge plus grands d'une ou deux tailles.
Cela n'échappa pas à sa mère qui néanmoins attendit en rongeant son frein que le couple lui annonce qu'une descendance allait venir. L'annonce se fit un Dimanche autour de la table familiale, bien entendu, on avait convié les deux familles et au milieu du repas, le docteur de Kermarec fit cette révélation à la fois à sa famille et sa belle famille. Tout le monde s'exclama, applaudit et les futures grand-mères poussèrent de ces cris aigus pour exprimer leur satisfaction. Le docteur souriait aimablement à la tablée, pour lui tout ceci n'était que chose naturelle et cette cérémonie un protocole un peu vieillot. Sa jeune femme était aux anges, elle était la reine de la fête et à partir de maintenant elle devenait le centre d'attraction de toute la famille, la convergence des regards se faisait sur elle, en même temps qu'elle acquérait le statu de future mère du futur héritier de la dynastie. Ceci lui conférait un grade supplémentaire dans la hiérarchie bien établie des familles de la ville. Florence en était consciente et comptait en jouer diplomatiquement dans les mois et les années à venir.
Ce fut une belle fête donc, Florence triomphait, elle était le ventre qui portait les fruits de l'avenir et elle était radieuse.
Le docteur quand à lui, attachait moins d'importance à l'événement, sans doute voyait il assez de ventres gros tous les jours à l'hôpital, mais en tant qu'homme, il ne voyait là aucun motif de fierté nécessaire, juste l'expression que la nature avait fait son œuvre. La perspective d'être père le laissait relativement indifférent sachant qu'il aurait derrière lui assez de logistique pour que son enfant soit correctement élevé. Il se promettait d'apporter sa pierre à l'édification et l'éducation de son enfant, mais ce n'était pas chez lui une source d'exaltation.
Aussi le Lundi qui suivit l'annonce familiale il s'en retourna à son bureau comme tous les jours ni plus ni moins, avec le sentiment que de toute façon, derrière lui les choses iraient leur cours quoi qu'il fasse.
Cet homme était avant tout pragmatique, il avait bien perçu l'enthousiasme soulevé par l'annonce de la grossesse de sa femme, quant à lui, ça ne le passionnait guère, alors autant laisser tout cela à sa femme et aux grands-mères.
Les mois passaient, Florence s'épanouissait et s'arrondissait de plus en plus, elle portait fièrement son ventre devant elle, ses seins étaient deux fruits murs éclatants de vitalité et de jus. Il lui fallait mettre dans ses soutien gorges des coupelles de papier absorbants qui en principe devaient éponger le trop plein, mais la plupart du temps, ses robes et ses chemisiers portaient régulièrement des auréoles et Florence en était gênée quand elle sortait en ville. Elle espaça ses sorties, préférant la quiétude de la propriété familiale où elle attendait le soir le retour de son héro.
Il avait ramené un tire lait de l'hôpital, et le soir venu dans leur chambre il tirait lui-même le lait de sa femme qu'il stockait précieusement dans le réfrigérateur, en vue de le ramener le lendemain matin pour les enfants dont les mères avaient peu ou pas de lait à offrir. Il trayait tous les soirs des quantités qui l'impressionnaient lui-même, subjugué par les seins dilatés de son épouse, il lui posait la ventouse sur le sein et il mettait en marche la petite trayeuse tandis qu'il pressait doucement le globe charnu et veiné de bleu. Il faisait scrupuleusement la même chose à droite comme à gauche, et tirait par la même occasion des soupirs à Florence que le petit jeu ne laissait pas indifférente, mais le médecin demeurait pour elle trop professionnel et ne la touchait que très peu, aussi une fois l'exercice terminé, elle se tournait dans le lit et quand son mari ronflait près d'elle, elle glissait ses doigts entre ses cuisses et les yeux clos, elle se masturbait langoureusement.
C'est à cette époque qu'elle prit cette habitude de se caresser tous les soirs, n'espérant rien de l'homme assoupit à ses cotés, ses doigts faisaient merveille et elle devait se mordre les lèvres parfois pour ne laisser échapper un soupir ou même une plainte qui l'aurait trahie. Florence rêvait, sa libido attisée par une grossesse sans histoire, elle était sensible de toutes ses parties sexuelles : ses seins la démangeaient du matin au soir et cela se répercutait sur son sexe constamment humide au point qu'elle devait se changer plusieurs fois par jour. La m**********n était son échappatoire, elle se retirait dans sa chambre, s'allongeait sur le lit et passait des heures en caresses jusqu'à se procurer des orgasmes qu'elle n'avait jamais connu par ailleurs. Ses doigts frottaient et frottaient encore sa vulve si sensible et si humide. Cela exaspérait ses seins enflés qui durcissaient encore et décuplaient en sensibilité et ainsi tout son corps devenait une boule de frénésie qu'elle apaisait de son mieux.
Sa mère et sa belle mère disaient que Florence avait besoin de repos et la laissaient en paix des journées entières que la jeune femme passait en m**********n du matin au soir, ne s'arrêtant qu'en entendant la voiture de son mari s'immobiliser dans la cour. Elle descendait alors pour l'accueillir avec ces cernes sous les yeux de celle qui passa sa journée à se donner du plaisir.
Florence était inquiète quand même, se demandant si cette frénésie était seulement due à son état ou si, soudain, sa libido c'était éveillé. Bien sur elle ne put s'en ouvrir à personne, elle n'osa pas le demander à son mari, craignant les ricanements et les sarcasmes qu'elle l'avait entendu parfois proférer devant les cas embarrassant pour ses patientes et qu'il avait eu à traiter. Certes le médecin restait discret dans l'ensemble mais il lui arrivait de narrer des anecdotes amusantes (pour lui) et Florence n'était pas certaine qu'ils ne s'échangent entre collègues ce genre de confession.