Je marche dans la forêt en me souvenant du chemin que je prends à l’aide de quelques détails me servant de point de repère. J'entends des oiseaux, c'est très calme, mais je ne peux rien percevoir il y a trop d'arbre, je ne peux même pas voir par-dessus un mètre.
Réfléchis, réfléchis.
Ah oui !
Je fais remonter les manches longues du pull que je porte, puis je respire me préparant à ce qui va suivre, je m’accroche à l’un des arbres, ensuite je l’escalade, au début c’est un peu difficile, je risque plusieurs fois de tomber, ensuite c’est plus facile à l'aide des branches, les arbres sont immenses, une fois en haut, je ferme les yeux une seconde pour éjecter cette nouvelle sensation de vertige qui me prend. Puis je rouvre les yeux en me tenant bien afin de ne pas tomber, avec cette hauteur, la chute me serait fatale. Je remarque une route à gauche, une route construite pour que des véhicules puissent passés. A droite je remarque une grande rivière, puis une route tout en haut.
« Alors si on va par-là, on sort directement sur la route » Dis-je en analysant la route sur la gauche, ça serait trop facile, et ce que j’ai appris des situations comme celle-ci c’est que rien n’est facile.
Mauvaise idée !
Ils ont des camions, et des véhicules et sur la route ça sera très facile de nous attraper, mais si on contourne la route en se cachant derrière les arbres, on trouvera bien une station ou quelque chose comme ça, je sursaute lorsque j'entends une sirène, m***e !
Ils se sont rendu compte de ma fuite et je vais être punie ! Super ! Je n’ai même pas eu le temps de bien analyser l’endroit.
Mais au moins cette petite escapade m'a était utile.
Je redescends de l'arbre doucement, puis je marche en direction du camp en chantant, oui en chantant, ça doit sûrement être le stress, je tombe nez à nez avec Kylian qui me regarde perplexe.
« Tu t'es enfuie ! ? » Gronde-t-il.
« Est-ce que j'ai l'air de m'enfuir ? ».
Je sens une gifle qui me fait tourner la tête à soixante-dix degrés puis il m'attrape et m'entraîne dans la direction du camp.
« C'est bon les gars je l'ai trouvé ! » Crie-t-il.
« Techniquement parlant, je t'ai trouvé ».
Et une deuxième gifle, cette fois-ci j'ai senti le goût métallique du sang, je refoule mes larmes je ne veux pas lui donner la satisfaction qu'il me fait peur alors que je tremble de frayeur, je me demande ce qu’il va me faire, il semble gêner devant les autres hommes, comme si je venais de lui faire honte, et DIEU sait de quoi il est capable quand il est dans cet état-là.
Une fois au camp je vois le regard de Mélanie elle a l'air désolée, mais c'était un risque à prendre. Il se dirige vers notre maison et ouvre la porte puis me jette violemment à l'intérieur. Je tombe parterre en me faisant mal aux genoux, et je sens le couteau me blessant la cheville.
« Pourquoi tu ne veux pas rester tranquille ! » Me hurle-t-il.
Je ne réponds rien.
« Voyez-vous ça, Madame a perdu sa langue insolente ? »
Demande-t-il avec sarcasme. Je ne réponds toujours pas, il rit amèrement puis il me soulève d'un coup et commence a déchiré mon pull. Puis mon il me retire mon jean en arrachant mes chaussures. Un cri de douleur quitte ma bouche, lorsque le couteau me blesse vraiment.
« C’est quoi ça ? Ou est-ce que tu as pris ça ? » Demande-t-il d’une voix cruelle et impitoyable.
Il le prend et le dirige vers moi.
« Tu...Tu fais quoi ? » Dis-je totalement paniquée.
« Ah tiens donc, tu as retrouvé l'usage de la parole ! »
A l’aide de l’instrument tranchant, Il continue à déchirer mes habilles, je me retrouve nue devant lui il me jette sur le lit.
Il part dans la salle de bain, j'entends de l'eau couler, je ne comprends rien, c'est ça ma punition rester nue ?
A vrai dire je ne pense pas. Il ressort avec un sourire sur ses lèvres, s'approche de moi et me prends dans ses bras, puis il se dirige vers la salle de bain.
« Tu...FAIS QUOI ? » Je demande en essayant de me délivrer de son étreinte.
« Mais je te fais prendre ton bain ma chérie ».
Mon bain ?
Il est sérieux ?
Il se dirige vers la baignoire et me met dedans. Je sursaute et essaie de sortir en criant de tout mon être ! L'eau est brûlante, j'ai mal partout, je me débats mais il me maintient à l'intérieur.
« Mais calme-toi ma chérie ».
Je perds toute mes forces, j'ai mal, ça brûle, elle est bouillante, je constate déjà des rougeurs sur ma peau blanchâtre, puis il se lève. Des larmes commencent à me piquer les yeux.
« Ne bouge surtout pas. » Menace-il en sortant de la salle de bain.
Je refoule mes larmes, non je ne vais pas pleurer devant lui, je le vois revenir avec un truc rouge à la main, il s'assoie devant la baignoire, et place ce truc dans cette dernière puis il se lève en me contemplant et en souriant abominablement.
« Prête ? »
« Q...Quoi AHHHHHHHHHHHHH !!!! ».
Mais il est malade il est entrain de m'électrifier, je crie de tout mon être, il continue, mes larmes coulent en abondance, c'est atroce.
« Je...Je t'e...Pitié ! Kylian arrête ! » Crie-je lorsque il intensifie l’intensité de ondes électriques.
Dans ses yeux je ne vois ni compassion, ni pitié, il sourit comme un psychopathe mais dans quel monde je suis tombée.
Après cinq autres électrocutions, il me sort de cette baignoire et m'enroule dans une serviette, il sèche chaque partie de mon corps qui agonise puis m'emmène dans la chambre, il m'enlève la serviette et je me retrouve de nouveau nue devant lui. Mon corps meurtri et faible.
Il me met à plat ventre sur le lit, puis il part, et je l'entends ouvrir l'armoire, il revient vers moi.
Un cri étouffé quitte ma bouche lorsque je sens une douleur affreuse dans mon dos, il est en train de me fouetter, chaque coup qui donne et encore plus horrible que le précédent, je crie encore et encore et encore, mais ça lui est égal, il continue sans scrupule et sans pitié.
Une fois les coups mortels finis, il s'allonge sur moi en appuyant sur mon dos douloureux, écarte mes jambes et me pénètre d'un coup, je sanglote, c'est très douloureux. Je vis un cauchemar en ce moment. Je continue à pleurer silencieusement, alors que lui, il gémit de plaisir, il prend du plaisir à me faire mal.
**
Allez Crystal lève-toi ! Crie le monstre qui partage mon lit.
J'arrive à peine à ouvrir les yeux, j'ai mal partout, j'essaie de me lever, en vain. Chaque parcelle de ma peau me fait atrocement mal mais je me lève quand même. Je me dirige vers la salle de bain sans dire un mot. Quand je croise mon reflet dans la glace je mets ma main dans ma bouche pour étouffer mon cri, il ne m'a pas loupé, je vois des brûlures sur mon coup, mes bras, mon ventre, ma joue est violette à cause de ses gifles, mes yeux verts sont si cernés, je refoule mes larmes. Je lâche mes longs cheveux roux toujours en contemplant les dégâts dans la glace.