XIXLe commissaire, qui s’inquiétait pour Marie, m’avait demandé de la faire surveiller un peu. Guillou la suivait donc en voiture, par un jour ensoleillé. Le matin, il avait vu Marie quitter Lamothe-Saint-Léonard de bonne heure. Elle l’avait trimbalé dans la banlieue d’Auray un bon moment. À la grande surprise de Guillou, elle avait fini par pénétrer en voiture dans une immense propriété. Une pancarte indiquait qu’il s’agissait de la maison de repos Les Peupliers. Il l’avait suivie de loin, s’était garé dans une allée retirée, avait poursuivi à pied. Marie était entrée dans le bâtiment et en était sortie deux minutes après, accompagnée par un petit monsieur à cheveux gris. Ils étaient partis pour Saint-Goustan. À l’arrivée, Marie, qui avait l’air de connaître le coin, s’était garée pre


