XXVIII-2

2030 Mots

Le rugissement des roues et des marteaux résonnant de tous côtés n’était pas le bourdonnement d’une industrie pacifique, mais le cliquetis d’épées maniées par des bras hostiles. Ces usines, ces magasins, étaient autant de forteresses, chacune avec son drapeau, canons braqués sur les magasins et les usines d’en face, avec ses sapeurs disposant des mines souterraines pour les faire sauter. Dans chacun de ces forts, on veillait à la discipline industrielle la plus sévère. Les divers bataillons obéissaient à une seule direction centrale. On ne tolérait ni doubles emplois, ni mains inoccupées. Par quels hiatus de logique expliquer alors la non observation du même principe dans l’organisation des industries nationales prises dans leur ensemble ? Si le manque d’organisation peut compromettre la

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