VLe lendemain matin, M. de Modène fit assembler non seulement tous les gens de sa maison ; mais encore il invita les habitants du Marin et des localités les plus voisines à se rendre chez lui. Nadau ne savait où donner de la tête ; il était dans la plus vive inquiétude. Vainement il avait essayé de se rendre compte d’une pareille manifestation ; il prévoyait quelques nouvelles complications dont il ne pourrait sortir sain et sauf. Vers dix heures, Renaud, qui n’avait voulu admettre personne auprès de lui, pas même ses plus intimes officiers, apparut au milieu de la foule. Il était vêtu des modestes habits d’un simple planteur, c’est-à-dire d’une veste blanche, d’un pantalon de toile, et à la main il tenait un large chapeau de paille. Il ne restait de lui aucun signe qui constatât sa dign


