- Partez le plus loin possible, allez vous cachez chez des amis ou chez vous et restez enfermés jusqu'à ce qu'on en finisse avec votre maire.
Tous les prisonniers étaient sortis par là où j'étais entrée. Nous nous trouvions devant les deux sphères en lévitation qui emprisonnaient encore les deux imbeciles.
- Et vous allez faire quoi vous ?
Me demandait le jeune homme qui devait sûrement être l'ami de Jolene puisqu'il n'y avait que lui qui semblait avoir son âge.
- Je dois aller aider mon coéquipier, nous reviendront bientôt et vous pourrez fermer les portes de votre village pour éviter les attaques de sbires et vivre votre vie là journée après tout ça, pour le moment allez vous cacher et reprenez des forces.
- Vous allez en faire quoi de ces deux là ?
- Oh... eux ? Je sais pas encore, je verrais ça plus tard si j'oublie pas j'imagine.
Les prisonniers me remerciaient encore une fois et je me dépêchais de partir vers la droite pour retrouver Stanley, j'espérais qu'il s'en sorte facilement. Ma cuisse me faisait horriblement mal mais la plaie ne s'était pas ouverte, j'imagine que c'était un bon signe.
J'arrivais devant les grandes portes de la demeure du chef du village où trois hommes au sol contre celles ci s'étaient évanouis, il n'y était pas allé de main morte à ce que je pouvais constater.
- Excusez moi...
Je les poussais légèrement avec mes pieds en les enjambant pour pouvoir rentrer dans la grande baraque. Tout était en marbre noir ce qui me rappelait beaucoup la demeure du Major de l'air, là où j'avais grandi.
- Relachez moi ! Vous n'avez aucun droit d'être ici et de m'attacher !
Une voix d'homme hurlait à l'étage et j'entrepris ma montée du grand escalier sombre pour finalement tomber sur Stanley qui avait fait un sacré remue ménage en haut. La pièce entière était un c*****e entier, tout était à la renverse comme si une tornade était passée par là, ce qui s'est probablement produit au passage.
Je sentis un bras passer autour de mon coup par derrière alors que je venais à peine de rentrer dans la pièce. Ma main pris feu et se positionna sur sa cuisse, il hurlait de douleur et de peur alors que je soufflais pour reprendre mon souffle. Ils avaient une sacrée manière d'accueillir les gens chez eux ici.
- Stan !
Je criais de l'autre bout de la pièce pour qu'il m'entende alors qu'il me faisait un signe de la main en souriant tout en attachant un homme au sol, c'était donc lui le chef du village ? Il n'avait pas l'air très impressionnant. Je m'approchais donc d'eux alors que l'homme se débattait au sol les pieds et les mains attachés.
- Tu en a mis du temps pour juste stopper deux hommes !
- J'ai trouvé et libéré les prisonniers, je vois que toi aussi tu n'as pas mis beaucoup de temps à le trouver et à le ligoter comme un bout de viande.
- Ce fut une vraie galère pour tout te dire, il y avait une dizaines d'hommes qui traînent dans sa demeure, je l'ai ai envoyé faire un voyage dans les airs. Je suis rassuré que tu les ai trouvés avant moi au passage.
- Je vois je vois, que veux tu faire de lui alors ? Maintenant que nous avons libérés les prisonniers et qu'il est devenu notre otage, on pourrait l'enfermer dans ces cages de malheur !
- De quoi tu parles ? Quelles cages ?
- Non, rien laisse je te raconterai plus tard, elles sont devenues poussière de toute façon, j'ai une meilleure idée, on va laisser sa vieille grand mère décider plutôt.
[...]
- Edward ! Que fais tu ici ? Tu es descendu de ta colline ?
Jean et Karine étaient surpris de voir leur grand frère amoché et attaché sur les épaules de Stanley qui le fit tomber au sol à leurs pieds.
- Edward !
La vieille arrivait et lui asséna un coup à la tête avec sa louche. Il criait à cause de la douleur. J'apercevais Kurtis du coin de l'œil sur une chaise au fond de la cuisine un sourire en coin. Il était donc rentré de son entraînement.
- Je suis désolé grand mère... pardonne moi.
Il pleurait comme un enfant alors que la vieille lui hurlait dessus à plein poumon son frère et sa sœur le regardait avec dégoût et tournaient les talons. Stanley allait taper dans la main de Kurtis qui le félicitait d'avoir attrapé cet abruti.
- Je n'ai fais que l'attraper, c'est Z qui a libéré tous les otages, c'est surtout à elle que revient tout le mérite.
- Arrête de faire le modeste, il a fait envoyé valser une dizaine d'hommes dans les airs, je pense que tu as fait ta part du job aussi.
- Et dire que j'ai raté ça...
- C'était assez banal finalement comme petite mission, de quoi nous dérouiller un peu.
Disait mon coéquipier en se craquant la nuque, la porte se mise à tambouriner et le temps que la grand mère finissait de donner des coups de louche sur la tête de son petit fils je partais ouvrir pour retrouver jolene et le garçon qui pose des questions toutes les cinq secondes. Elle sauta dans mes bras à son tour, c'était trop d'affection en quelques heures pour moi.
- Merci infiniment.
- Hum... y'a pas de quoi.
Je lui tapotait la tête doucement un peu crispée pendant que mes coéquipiers se moquaient de moi derrière.
Une main se posa sur mon épaule, Jolene me lâchait finalement en apercevant Kurtis.
- Il est temps pour nous de partir d'ici, tu ne crois pas ?