Une jeune fille d'à peut près notre âge venait de tomber au sol devant nous, à nos pieds. Stan l'aidait à se relever, la peur sur son visage et la tristesse que ses yeux exprimaient me donnait mal au cœur et pouvaient se faire ressentir.
- Tout va bien ?
Je lui demandais en posant ma main sur son épaule, les larmes lui venaient aux yeux jusqu'à ce qu'elle enroule ses bras autour de moi, fondant en larmes.
- Vous devez nous aider !
Elle criait presque, faisant tous les regards se poser sur nous en plein milieu d'une rue passante. Je ne savais pas trop comment réagir, ma main se plaça sur le haut de sa tête pour essayer de la rassurer.
Stan, lui était un peu désemparé, il me regardait dans les yeux derrière la jeune fille en fronçant les sourcils.
- On va t'aider, qu'est ce qu'il se passe ?
Je la décrochait de sur moi car elle semblait ne plus vouloir bouger. Je lui attrapais les mains pour essayer de la calmer et qu'elle nous explique la situation.
- Essaye de reprendre ton souffle.
Stan posait une main dans son dos pour qu'elle se calme ce qui semblait marcher. Ses larmes s'arrêtèrent de couler et nous décision de l'emmener loin du reste des gens qui nous regardaient avec insistance.
Elle s'assied sur un banc un peu plus loin, reprenant ses esprits petit à petit.
- Racontes nous ce qu'il ne va pas.
Je me penchais en avant à sa hauteur pour qu'elle relève sa tête. Un petit sourire apparu sur son visage et je lui rendais gentiment.
- Mon ami s'est fait emprisonné ce matin... je viens de l'apprendre... ils vont tous les tuer.
Je me relevais ayant pas trop compris le pourquoi du comment.
- Pourquoi ils vont les tuer ? C'est qui « ils » ?
Stanley demandait à son tour.
- Le dirigeant du village et ses acolytes vont assassiner mon ami demain ainsi que les autres prisonniers qui se sont fait prendre a enfreindre la loi, devant tous les villageois... je vous ai cherché partout cette nuit, des bruits couraient que trois outisiders étaient arrivés au village, vous devez m'aider... s'il vous plaît.
Ils tuaient ceux qui ne respectaient pas la loi devant tout le monde ? J'imagine que c'était pour montrer leur autorité mais de là à le faire même devant des enfants, c'était du délire.
- On va t'aider... sais tu quand est ce que cela va se passer ?
Elle se relevait à son tour, les larmes recommençaient à couler le long de son visage.
- Dans deux heures.
Elle montrait sa montre qui affichait vingt-deux heure, à minuit ils allaient donc se faire exécuter.
Je regardais Stan qui avait un air sérieux et dur sur le visage, il n'aimait pas la violence et encore moins la violence gratuite, je pouvais comprendre que cela allait facilement l'affecter.
- On doit trouver Kurt !
Il s'exclamait en nous tournant le dos.
- On a pas le temps de le trouver, il faut agir maintenant avant que tout soit mis en place, peux tu nous dire où se trouve votre chef ici ?
Elle hochait sa tête en pointant son doigt en hauteur, sur une colline assez haute où se trouvait de grandes habitations, c'est donc là qu'habitait le frère de jean et Karine !
- On va devoir aller faire un petit tour là bas, Stan... ne t'inquiète pas on retrouveras ton ami et on libérera votre village de cette ordure !
- Faites attention, il n'est pas seul, il a des serviteurs qui protègent sa priorité, et ce ne sont pas des hommes de cœurs, ils n'hésiteront pas à vous sauter dessus... je veux venir avec vous !
- C'est pas quelques abdos et deux trois biceps qui vont nous faire peur, mais je pense que ça serait plus judicieux que tu restes ici, on en pourra pas forcément assurer ta protection...
- Jolene, c'est mon prénom.
Elle répondait à Stan doucement en acquiesçant. Nous avions affrontés des créatures surhumaines il y a quelques jours, ce n'est pas des armes ou des muscles qui allaient nous décourager.
Stan raccompagnait cette jeune fille chez elle, j'imagine qu'il avait du être rapidement touché. Je regardais la grande priorité sur le haut de cette colline, ça va nous prendre du temps d'y arriver.
Je me demandais si nous devions trouver Kurtis avant ou pas quand même, son aide nous était précieuse surtout si ils sont en nombre conséquent.
- Tonde iru kumo !
Un nuage énorme sorti tout droit du ciel et venait se placer à notre hauteur, c'est sur qu'avec ça nous allions y arriver en deux minutes. Stan montait et m'aidait à monter également, je n'avais jamais vu ça avant. Il le contrôlait avec un doigt seulement.
Nous montions en altitude a une vitesse incroyable, je ne savais pas qu'il pouvait faire ça.
- Annulation !
Nous tombions aux pieds de la grande propriété du chef du village, je me demandais comment la vieille faisait pour lui rendre visite en escaladant cette colline.
- On y est.
Le voyage fut extrêmement rapide, nous y étions en moins de deux minutes, Stan avait l'air déterminé à arrêter tout ce cirque ce qui me motivais encore plus.
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- Je ne voyais pas ça aussi grand.
Je disais doucement en me relevant du sol, alors que Stan analysait l'endroit où nous nous trouvions. Il faisait sombre et encore plus froid que d'habitude.
Je n'avais pas la notion du temps mais il fallait qu'on libère tous les otages emprisonnés ici ainsi que d'arrêter ce trouble faite.
- Eakōru !
Stan effectué un appel de l'air pour repérer nos ennemis, il était vraiment déterminé et ne semblait pas avoir froid aux yeux. Ça me motivait encore plus à donner le meilleur de moi même pour sauver ces pauvres gens qui vivaient enfermés depuis beaucoup trop longtemps sans pouvoir profiter de la lumière du jour, vivre cacher ne devait pas être facile.
- À gauche, deux hommes aux armes blanches, à droite trois hommes avec des armes à feu qui gardent la porte principale.
- On va à droite du coup, il faudrait peut être s'occuper des deux autres hommes à gauche, si nous faisons trop de bruit, ils vont forcément se douter de quelque chose.
- Je m'occupe de la droite et toi de la gauche, avec mon appel de l'air je pourrais facilement trouver où les prisonniers se trouvent, rejoint moi quand tu en aura fini avec eux.
- Mais, tu es sûr que c'est une bonne idée de nous séparer maintenant ? Je pourrais plutôt t'aider avec les trois qui gardent la porte et si les deux nous rejoignent je te couvre ?
- Tu vas à gauche je vais à droite, on ira plus vite comme ça fait moi confiance.
Je hochais la tête quand je sentis regard froid se poser sur moi, cela l'avait vraiment affecté alors ou peut être bien qu'il voulait faire ses preuves.
- Je serai rapide, t'amuses pas trop sans moi hein !
- Ça risque pas.
Il s'en allait alors à droite, seul, j'étais un peu inquiète du fait qu'il ait à combattre par lui même, je ne doutais pas de ses capacités il avait vu beaucoup plus pire durant nos entraînements mais je voulais juste qu'il sache que j'étais là pour lui si il y avait un problème.
Je commençais alors à entreprendre ma marche rapide du côté gauche, il faisait tellement sombre que je ne voyais même pas où je mettais les pieds. Je marchais sans vraiment savoir où j'allais puisqu'il ne m'avait pas donner d'autres indications.
- Tout doit être prêt dans une heure ou le maire va nous faire exécuter nous aussi.
- Il n'a cas le faire tout seul, je ne vais pas non plus me presser pour faire notre rituel de tous les soirs, on l'a vu et revu c'est bon.
J'entendais deux voix chuchoter un peu plus loin devant moi, je me cachais derrière un muret pour voir deux hommes, armés jusqu'aux dents fumer un cigare tout en faisant les cent pas. C'est moi qui allais peut être bien m'amuser finalement.
- Coucou !
Je sortais de ma cachette, un grand sourire au lèvre, les deux hommes se tournaient vers moi d'un air ahuri avant de sortir deux sabres chacun.
- Qui es tu toi ?
Je m'approchais d'eux en rigolant bêtement pour les déstabiliser encore plus.
- Je m'appelle Z, dites moi, c'est quoi votre rituel de tous les soirs ?
- N'approche pas ou on n'hésitera pas à te trancher en pièce !
- Oui, oui, alors racontez moi tout, j'adore les histoires.
Je disais avec un sourire aux lèvres, je me moquais d'eux encore plus.
- Nous parlions de l'exécution de ce soir mais puisque tu n'es pas au courant de ça, j'en déduis que tu ne viens pas d'ici, alors qui es tu ?
L'un des deux commençait à me crier dessus.
- Une outsider... et l'exécution de ce soir n'aura pas lieu, désolée je vous décevoir.
Ils se regardaient quelques secondes avant de courir vers moi avec leurs quatre sabres en mains, ils étaient super grands et assez musclés tout de même, je me jetais sur eux leur assénant des coups qu'ils arrivaient à arrêter difficilement, j'aurais du consacrer plus de temps à mon taijutsu au lieu de faire des conneries au pays des quatre nations. J'avais balancé leurs sabres en un quart de seconde plus loin au sol derrière eux, me tranchant la paume de la main au passage.
Mon poing partait dans la mâchoire du premier qui me venait sous la main, mon pieds gauche dans le ventre du deuxième qui se trouvait derrière moi.
J'étais déjà essoufflée.
- Bon, fini les conneries, vous allez me mener à votre chef directement.
- Elle plaisante la mignonne, tu vas mourir avant même de pouvoir connaître son nom !
L'un des deux sortait une arme à feu énorme qui était attachée dans son dos en la pointant vers moi, il tirait dans ma direction mais je réussis à éviter toutes les balles de justesse. Ils avaient l'air impressionner et se demandaient entre eux comment c'était possible.
- Tres bien, vous ne voulez pas parler, bah vous n'allez plus pouvoir rien dire du tout.
- Reviens ici !
- Kyuu !
De mes mains sortaient deux sphères de feu que je lançais sur les deux hommes qui continuaient de me menacer. Ils étaient maintenant enfermés chacun de leur côté, hurlant sans que je ne puisse les entendre. Il devait faire chaud à l'intérieur. Ce n'était finalement pas si compliqué que ça pour devoir les tenir à l'écart, si les hommes dû chefs étaient tous aussi bêtes et inutiles notre mission allait bientôt voir la fin.
- Bon, et bien maintenant que ça c'est fait, je vais où maintenant moi ?
Je me parlais a moi elle un peu désorientée, il y avait une porte en bois pas loin, je vais passer par là et on verra bien ou ca nous mènera, je ramassais un des sabres au sol avant, ça pouvait toujours me servir en sachant que je n'avais même pas un misérable couteau sur moi puisque Kurt utilisait tout notre matériel pour son entraînement.
Un tunnel totalement sombre, des flammes sortaient de ma main ensanglantée pour que je puisse éclairer un peu tout ça, on y voyait vraiment rien. Je sentais les gouttes de sang couler sur le dos de celle ci me provocant des picotements avec le feu qui brûlait à l'intérieur de ma paume, mais je ne fit pas attention à la douleur plus que ça.
Mes pas résonnaient et faisaient écho, les gouttes d'eau qui tombaient des tuyaux accompagnaient ma marche qui fut de courte durée puisque je trouvais une nouvelle porte qui menait sur des escaliers, une lumière rouge pour m'éclairer.
Je descendais rapidement en entendant des cris plus bas. Les escaliers semblaient interminables jusqu'à ce que les cris et appels à l'aide se fassent de plus en plus entendre.
Deux cages énormes emprisonnaient une dizaine de personnes, je m'approchais subtilement en faisant attention qu'il n'y ai aucun idiot pour me bloquer le passage encore une fois. Il emprisonnait ses victimes dans des cages comme des animaux dans ses sous-sols, ce mec n'avait donc pas de pitié pour ses villageois ?
- Qui êtes vous ?
Un homme d'une trentaine d'année criait en me voyant sortir de ma cachette, je mettais un doigt devant ma bouche avant de m'approcher de lui, il était dans la première cage en fer. Les cris de deux jeunes filles dans la deuxième cage s'étaient calmés.
- Je suis là pour vous sortir d'ici rapidement, alors ne faites pas trop de bruit.
- Vraiment ? Pour de vrai ?
Un enfant sortait de derrière l'homme avec qui je parlais, il avait l'air mal en point et ne devais même pas avoir dix ans. Il emprisonnait même des enfants ce malade.
- T'inquiètes petit, tu vas vite sortir d'ici... laisse moi faire.
- C'est simplement impossible de sortir de ces cages, elles sont plus lourdes qu'une armée d'éléphants chacune, il n'y a même pas de serrure, elle se relève avec une télécommande que seul le dirigeant du village possède.
Un jeune homme de la deuxième cage intervenait, il était lui aussi très mal en point.
- Je vois... ça va être plus compliqué que prévu finalement.
- Ne perd pas ton temps ici et fuis avant qu'ils ne te trouvent ma petite, tu ne survivras pas.
Une vieille dame intervenait au fond de la première cage assise au sol, cette image me brisait le cœur, sa voix tremblait.
- Je vais vous demander de vous écarter tous le plus possible vers le fond de la cage.
Mes deux mains se plaçaient sur deux barreaux, j'avais une force colossale si je m'y mettais. Durant nos entraînements, on nous faisait déraciner des arbres d'une hauteur qui éteignait les vingt mètres, de la terre, mais j'avais beau tirer les barres épaisses comme des poteaux, elle ne s'étiraient pas. Je soufflais alors que le jeune homme d'à côté me disait d'abandonner encore une fois.
- Tu vas la fermer oui ? J'abandonne jamais.
Je me reculais en reprenant mon souffle jusqu'au bout de la pièce, je courrais de toutes mes forces vers le poteau principal du milieu sans faire attention à la douleur dans ma cuisse et ma main qui me faisaient un mal de chien, mon poing atterrissait en plein milieu, le poteau se fracturait légèrement en son centre seulement à la place de mon poing, je n'avais même pas pu le briser entièrement alors que tous le monde avait hurlé de frayeur.
- Arrête ça ! Tu vas finir par te tuer, tu t'es peut être cassé la main !
Une des jeunes filles dans la deuxième cage me criait après mais je roulais simplement mes yeux.
- Tu vas bien ?
Le petit garçon était revenu vers moi et avait attrapé ma main.
- Oui, je n'ai rien du tout... je vais devoirs revoir mon taijutsu sérieusement.
- Mais qui êtes vous ?
L'homme qui m'avait adressé la parole le premier dans la première cage me demandait en faisant un pas en avant.
- Une outsider, je vais vous sortir de là, ne vous en faites pas.
- Je pensais que c'était une légende les outsiders !
Reprit le jeune homme dans la cage d'à côté, ces gens vivaient vraiment à la préhistoire pour ne pas connaître notre réelle existence ou quoi ?
- Pouvez vous tous vous rassembler au milieu de la cage et surtout ne collez ou ne touchez pas les barreaux, faites bien attention.
Ils acquiesçaient en se collant tous les uns aux autres, la vieille dame au fond de la cage s'était relevée difficilement avant de se retrouver au milieu de la petite foule.
- Kuroi honō !
Mes deux mains s'étaient placées sur les barreaux de la cage laissant se propager mes flammes noires destructrices.
Les prisonniers étaient sous le choc et semblaient avoir peur, je laissais le temps aux flammes de détruire les poteaux avant de pouvoir les éteindre.
- Annulation.
Les barreaux de la cage étaient tombés en cendre alors que j'avais arrêté les flammes laissant une fumée noires sortir de la poussière des barrières.
Les prisonniers commençaient tous à sortir un par un le plus rapidement possible.
- Vous-vous avez fait ça... Mais comment ?
Le jeune homme de la deuxième cage semblait troublé alors que je m'avançais près lui pour lui faire face en lui demandant de s'écarter.
- Restez bien derrière moi les autres s'il vous plait, rassemblez vous tous au milieu de la cage comme les autres, faites attention à ne pas toucher les barreaux où vous finirez en poussière.
Ils se dépêchèrent tous de se rassembler au milieu et les flammes noires commençaient à parcourir le long de la cage jusqu'à ce que celle ci tombe entièrement en cendre autour d'eux. J'arrêtais mon feu rapidement et faisais sortir ses pauvres gens.
Une des jeunes filles qui hurlait à la mort avant que j'arrive me sauta dans les bras en me remerciant milles fois.
- Y'a pas de quoi... mais on a pas le temps pour ça, vous devez vite sortir d'ici !
- Comment avez vous fait ?
Le jeune homme revenait vers moi et je posa ma main sur son épaule avec un petit sourire rassurant.
Mon but était maintenant de rejoindre Stan le plus rapidement possible.