— Vous êtes bien aimable. — Je vous demande si vous aimez le thé. — Je l’aime. — Comme vous dites cela ! Vous vous moquez de moi. Je vous habituerai quand même à répondre aux questions que l’on vous pose. Ce sont les mauvais sujets qui ne répondent jamais. Ces minauderies faisaient paraître à Nicolas plus amère encore sa situation. « Qu’est-ce qui arrivera si je ne veux pas partir d’ici ? » se demanda-t-il tout à coup. « Il arrivera que cela fera du scandale et que l’on me mettra dehors. » — Et vous êtes certaine qu’il rentrera après-demain ? — Je vous le dis. — Et s’il ne rentrait pas ? — Je serais la première inquiète. Mais mon Dieu, que vous êtes drôle ! Quel esprit compliqué vous avez ! Nicolas prit la tasse de thé que lui tendit Alice. En son esprit s’opérait un travail incon


