XXIII-1

2011 Mots

XXIII L’automne touchait à l’hiver. Une fois de plus, le monde des oisifs passait de la campagne à la ville, et la Cinquième Avenue, encore déserte vers la fin de la semaine, montrait du lundi au vendredi un flot de voitures de plus en plus large entre les façades des maisons rendues peu à peu à la vie. Le Concours hippique, une quinzaine plus tôt, avait produit un passager semblant d’animation, remplissant les théâtres et les restaurants de spécimens humains aussi coûteux et aussi piaffants que ceux qui journellement faisaient le tour de la piste. Dans le monde de miss Bart, le Concours hippique, et le public qu’il attirait, avaient fini par être rangés ostensiblement parmi les spectacles dédaignés des élus ; mais, de même que le seigneur féodal sort parfois de chez lui pour se mêler à

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